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Joli mois de mai

Actualités droit du travail, par Artemis/Velourine - Artémis, 1/05/2012

Offrir du muguet le  1er mai  est une  tradition  que...

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Offrir du muguet le  1er mai  est une  tradition  que nous devons à Charles IX.

Mais avant cela, le muguet paraît-il, incarnait le renouveau au Japon. C'étaient les premières fleurs de la saison. Puis, les clochettes blanches deviennent porte-bonheur chez les Celtes. Au Moyen-Age, on les dépose devant la porte de sa fiancée pour lui déclarer sa flamme.

En France c’est au  XVI ème siècle que 1er mai et brin de muguet ne font plus qu’un.  Selon la légende un des chevaliers de Charles IX lui rapporte la petite fleur, le roi est conquis, l’offre à toutes les dames de la cour comme gage de bonheur à la veille de son sacre : le 1er mai 1561.

Le muguet  est extrêmement toxique. Lorsque Charles IX décida d'offrir les clochettes blanches le 1er mai, il ne savait pas que cette plante était toxique. Des centaines de sujets du Roi firent leur soupe avec du muguet et ils en moururent.

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Muguet et fête du travail 

Le 1er mai 1886, aux États-Unis, une très forte pression des syndicats sur le patronat et le gouvernement permet à environ 200.000 travailleurs d'obtenir la journée de huit heures.

En souvenir de ce succès, les syndicats européens, quelques années plus tard, instituent une «journée internationale des travailleurs» ou «Fête des travailleurs» destinée à se renouveler tous les 1er mai. Cette journée est aujourd'hui plus volontiers appelée «Fête du Travail», bien que l'expression prête à confusion...

En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge.

Celui-ci est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine.

 En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge .

le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant, à titre exceptionnel, une journée chômée.

Les manifestations du 1er mai 1936 prennent une résonance particulière car elles surviennent deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui vont consacrer la victoire du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum.

C'est pendant l'occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la «Fête du Travail et de la Concorde sociale» et devient chômé. Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s'agit d'un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain.

À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !

Le 30 avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération qui fait du 1er mai un jour férié et payé... mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n'est que coutumière...

source Hérodote 


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