Actions sur le document

Plutôt deux fois qu’une™

Le petit Musée des Marques - Cédric Manara, 14/10/2012

On trouve tout sur Wikipedia et bien plus encore. Par exemple cette notice listant les personnes dont le nom est « rédupliqué ». Et si vous ne connaissez pas en quoi consiste la réduplication, il s’agit en linguistique du doublement d’un mot… mais Wikipedia pourra vous en dire plus, bien sûr. Dans cette liste, on trouve en vrac Boutros Boutros-Ghali, Miou-Miou ou Galileo Galilei. On trouve aussi Coco Chanel, qui se trouve être la fondatrice d’une marque bien connue. La notice inclut d’ailleurs des noms de personnages fictifs qui coïncident aussi avec des marques : par exemple TINTIN (déposé dans l’Union Européenne, n° 1962638) ou RIN TIN TIN (déposé aux Etats-Unis, n° 85520875). De telles marques répétitives ne sont pas sans intérêt pour les déposants. Sur le plan marketing, la redondance du terme facilite leur mémorisation par le public. Sur le plan juridique, cette redite est de nature à renforcer la distinctivité du signe. Quelles sont en France les marques qui bégaient ? Dans la série des noms de personnages devenus des marques, outre Tintin on trouve OUI-OUI (n° 1654732), ou l’un des Teletubbies LAA-LAA (n° 752105). L’histoire des trois petits cochons compte plusieurs héros dont le nom est un doublon, dont...

Lire l'article...

marque internationale n°1104647

On trouve tout sur Wikipedia et bien plus encore. Par exemple cette notice listant les personnes dont le nom est « rédupliqué ». Et si vous ne connaissez pas en quoi consiste la réduplication, il s’agit en linguistique du doublement d’un mot… mais Wikipedia pourra vous en dire plus, bien sûr.

Dans cette liste, on trouve en vrac Boutros Boutros-Ghali, Miou-Miou ou Galileo Galilei. On trouve aussi Coco Chanel, qui se trouve être la fondatrice d’une marque bien connue.

La notice inclut d’ailleurs des noms de personnages fictifs qui coïncident aussi avec des marques : par exemple TINTIN (déposé dans l’Union Européenne, n° 1962638) ou RIN TIN TIN (déposé aux Etats-Unis, n° 85520875).

De telles marques répétitives ne sont pas sans intérêt pour les déposants. Sur le plan marketing, la redondance du terme facilite leur mémorisation par le public. Sur le plan juridique, cette redite est de nature à renforcer la distinctivité du signe. Quelles sont en France les marques qui bégaient ?

Dans la série des noms de personnages devenus des marques, outre Tintin on trouve OUI-OUI (n° 1654732), ou l’un des Teletubbies LAA-LAA (n° 752105). L’histoire des trois petits cochons compte plusieurs héros dont le nom est un doublon, dont l’un sera choisi des années plus tard pour désigner des vêtements (NAF NAF, n° 1125971).

La sonorité particulière et amusante des « marques perroquet » peut expliquer pourquoi elles sont utilisées pour des jouets : KIKI (n° 3672162) ou ZHU ZHUI PETS (n° 8764681) en sont des exemples. Le secteur alimentaire n’est pas en reste : les jus de fruit PAM PAM (n° 175055) ou BOUM BOUM (n° 3752351), expression aussi utilisée pour des petites annonces (PARIS BOUM BOUM, n° 92416379).

Citant d’autres exemples dans cette veine, un ancien billet du pMdM employait le terme qui, en liguistique, caractérise la répétition de syllabes : la gémination.

Comme ces marques sont aussi un écho, on pourrait s’attendre à en trouver beaucoup dans le domaine musical. Mais la pédale wah wah n’est pas une marque, simplement un terme générique, et la salle de spectacles du Tourtour à Paris n’a pas déposé de marque, pas plus que le Grand Jojo ou Wet Wet Wet.

On recense encore de nombreuses marques en DODO, en NANA, etc. Un blogueur bien connu a déposé son pseudonyme VINVIN (n° 3683921). Cet article part dans tous les sens ? Alors peut-être pour vous y retrouver aurez-vous besoin d’un navigateur TOMTOM ! (n° 9060765).

 

{lang: ‘fr’}

Retrouvez l'article original ici...

Vous pouvez aussi voir...