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Robert Bourgi

- Wikipedia, 30/01/2012

Robert Bourgi

Naissance 4 avril 1945 (1945-04-04) (66 ans)
Drapeau : Sénégal Dakar
Profession Avocat
Distinctions Légion d'honneur

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Robert Bourgi, né à Dakar (Sénégal) le 4 avril 1945 d'une famille libanaise, est avocat au Barreau de Paris.

Sommaire

Biographie

Né en Afrique,au Sénégal, Jaffar ( dit Robert ) est considéré comme l'héritier spirituel de Jacques Foccart avec lequel son père Mahmoud Bourgi, important commerçant gaulliste,avait noué des relations d'affaires[1]. Proche du pouvoir, il conseille la poursuite de relations privilégiées entre la France et le continent africain.

Conseiller de Jacques Chirac dans les années 1980, puis de Dominique de Villepin, il est passé dans le camp de Nicolas Sarkozy en septembre 2005 ; ce dernier l'a décoré de la Légion d'honneur en septembre 2007[2],[3].

Il a joué, à la demande d'Omar Bongo et de Denis Sassou Nguesso, un rôle décisif dans l'éviction de Jean-Marie Bockel de son poste de secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie[4],[5].

Robert Bourgi était un proche de l'ancien président gabonais Omar Bongo. Il est également proche du président sénégalais Abdoulaye Wade et du président congolais Denis Sassou-Nguesso.

Ses amis dans le monde des affaires de la Françafrique sont nombreux et parfaitement assumés : les plus connus appartiennent au "clan des Sénégalais" (en particulier Jacques Merceron-Vicat et Guy Sidos, cadres dirigeants de la Sococim, filiale sénégalaise de la société Vicat, proche du président sénégalais Abdoulaye Wade) : l'interface opérationnelle (mallettes d'argent en liquide ou virements sur des comptes luxembourgeois) entre Robert Bourgi et Guy Sidos est Jean-Martin Jampy, directeur des relations publiques de la Sococim. Entre la Sococim et le président sénégalais Abdoulaye Wade, les versements se font en direction de la fondation "Education & santé" dirigée par l'épouse du président sénégalais Abdoulaye Wade.

D'après Le Monde, « nombre de diplomates craignent que son influence auprès de Nicolas Sarkozy reflète l'idée que le président se fait de l'Afrique, celle d'"un continent qu'on ne tient que par les barbouzes" »[1].

Robert Bourgi a soutenu ouvertement le futur nouveau président gabonais Ali Bongo Ondimba lors de la présidentielle 2009 : « Au Gabon, la France n'a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c'est Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l'électeur le comprendra »[6].

Robert Bourgi est membre du Comité consultatif international de l'Organisation de la presse africaine (APO), qui assure notamment ses relations presse[7].

Le 11 septembre 2011, il a expliqué au Journal du dimanche avoir, dans les années 1990, à de nombreuses reprises, transporté « des millions d'euros » d'États africains faisant partie de la « Françafrique » au profit de Jacques Chirac, précisant que Dominique de Villepin était au courant de cette situation[8],[9]. Le même jour, Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont fait savoir leur intention de déposer plainte contre l'avocat.

Le 12 septembre 2011, il est mis en cause par Jean-François Probst, un ex-collaborateur de Jacques Chirac, dans la poursuite de ces opérations occultes : « Robert Bourgi s'est dépensé sans compter pour Sarkozy auprès de nombreux chefs d'Etats africains lors de la présidentielle de 2007 »[10].

Le même jour, au Grand journal sur Canal +, il indique que la campagne électorale de Jean-Marie Le Pen de 1988 a été financée par ce même système de « valises ».

Publications

  • Le Général de Gaulle et l'Afrique noire : 1940-1969, Librairie générale de droit et de jurisprudence, Paris ; Nouvelles éditions africaines, Dakar, Abdijan, 1980, 515 p. (ISBN 2-275-01134-X) (texte remanié d'une thèse de Science politique soutenue à l'Université de Paris 1 en 1978)

Notes et références

  1. a et b « Robert Bourgi, vétéran de la Françafrique », Le Monde, 29 août 2009.
  2. Discours de Nicolas Sarkozy lors de la décoration de Robert Bourgi.
  3. Thomas Hofnung, Portrait « M. Françafrique », Libération, 10 juillet 2009.
  4. « Robert Bourgi : "La France n'avait pas de candidat au Gabon" (vidéo) », RTL, 7 septembre 2009
  5. Pierre Haski, « Virer un ministre ? C'est simple comme un coup de fil de Bongo », Rue89, 7 septembre 2009.
  6. « Robert Bourgi, vétéran de la Françafrique », Le Monde, 30 août 2009.
  7. « Maître Robert BOURGI dément catégoriquement l'information publiée dimanche sur le site internet de Jeune Afrique », Afrikeco.com, 26 septembre 2010 : communiqué distribué par l'Organisation de la presse africaine pour Robert Bourgi.
  8. AFP, « Accusés de financement occulte africain, Chirac et Villepin portent plainte », dans Le Monde, 11 septembre 2011 [texte intégral] .
  9. Laurent Valdiguié, « Bourgi : "J'ai vu Chirac et Villepin compter les billets" », dans Le Journal du dimanche, 11 septembre 2011 [texte intégral] .
  10. consulté le 12 septembre 2011

Voir aussi

Presse

  • « Robert Bourgi, l'héritier des secrets de la Françafrique », Le Monde, 26 mars 2009
  • « L'homme qui a tué Bockel », Le Point, 27 mars 2008
  • « À Bongo, la France reconnaissante », Le Monde, 11 juin 2009

Liens externes


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