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Le Piège diabolique

- Wikipedia, 30/12/2011

Le Piège diabolique
9e album de la série Blake et Mortimer
Scénario Edgar P. Jacobs
Dessin Edgar P. Jacobs
Couleurs Edgar P. Jacobs

Éditeur Le Lombard
Première publication 09/1962
Nb. de pages 62

Prépublication 22 septembre 1960 au 21 novembre 1961 dans le Journal de Tintin
Albums de la série Blake et Mortimer
S.O.S. Météores  link= S.O.S. Météores S.O.S. Météores L'Affaire du collier L'Affaire du collier  link= L'Affaire du collier

Le Piège diabolique est un album de bande dessinée de la série Blake et Mortimer créée par Edgar P. Jacobs. Pour les scènes médiévales, Jacobs s'est appuyé sur la documentation due à Liliane et Fred Funcken.

Le Piège diabolique a été publié en 1960 d'abord en planches hebdomadaires dans le Journal de Tintin. Il fera l'objet d'une adaptation en feuilleton radiophonique, en film d'animation et en jeu vidéo.

Le Piège diabolique a été publié en album en 1962 aux Editions du Lombard. Il a été interdit d'importation et de diffusion en France, par une décision de juin 1962, suite à un avis défavorable de la Commission de surveillance et de contrôle de la presse enfantine, en application de l'article 13 de la loi du 16 juillet 1949, « en raison des nombreuses violences qu'il comporte et de la hideur des images illustrant ce récit d'anticipation »[1].


Sommaire

Synopsis

Mortimer est à Paris, appelé par maître Lesage, un notaire parisien qui lui fait part d'un héritage. La personne dont vient l'héritage n'est autre que Miloch, mort quelques mois après avoir échappé à la destruction du château de Troussalet, qui lui lègue une vieille maison sise à La Roche-Guyon, village situé à 72 km de Paris, où Mortimer pourra trouver une invention extraordinaire. Mortimer, que Miloch considère comme la seule personne ayant compris son génie, pourrait comprendre véritablement cette invention. Malgré les avertissements de Blake, Mortimer part découvrir son héritage. Arrivé au village, il entre dans le château par une crypte. Il y trouve l'invention de Miloch : le « Chronoscaphe », une machine à remonter le temps.

Départ, arrivée au Crétacé

À l'aide des instructions laissées par Miloch, Mortimer entre dans l'appareil et choisit, grâce au sélecteur temporel, de revenir à une date antérieure de quelques mois pour rencontrer Miloch. La violence du départ est si grande que Mortimer s'évanouit et après une période indéterminée, à son réveil, la lumière du spectrographe est passé à un rouge terne violacé et non d'un blanc éclatant comme au départ. Il arrête alors la machine et se retrouve il y a 150 millions d'années en arrière. Il prend alors conscience de la situation : Miloch l'a entraîné dans un piège diabolique et il est prisonnier dans l'infini des temps.
Après quelques mésaventures avec des méganeuras, un élasmosaure, un platéosaure, un Tyrannosaurus rex et des ptéranodons, Mortimer repart vers le futur, bien décidé à atteindre son époque en tâtonnant.

Passage au XIVe siècle

Encore une fois, il est assommé par le départ. Quand il parvient à reprendre ses sens, la lumière du spectrographe est devenue d'un rouge moins vif. Arrêtant le chronoscaphe, il entre par mégarde dans la salle du trône du cruel Gui de La Roche, sire de la Roche-Guyon du XIVe siècle, en pleine guerre de Cent Ans. Accusé d'espionnage (étant anglais) et menacé d'être tué du fait qu'il prétend sauver deux enfants que La Roche a condamnés à mort, Mortimer s'enfuit et s'enferme dans la chambre de damoiselle Agnès, fille du maître des lieux. Pendant ce temps, les jacques, dirigés par un nommé Jacques Bonhomme, prennent le château et en massacrent tous les occupants, dont le seigneur. Ils s'apprêtent à faire de même de Mortimer et d'Agnès quand le chapelain témoigne de l'aide que Mortimer a tenté de fournir aux condamnés. Jacques défie alors Mortimer en duel à mains nues. Victorieux, Mortimer obtient en retour la survie d'Agnès. Mais Jacques ne tient pas sa parole et c'est en catastrophe que Mortimer et Agnès parviennent à s'enfuir, par la crypte de la Bove, donnant naissance à la légende. Mortimer repart alors vers le futur.

Arrivée au LIe siècle

Une fois encore, la fulgurance du départ fige Mortimer sur son siège, et la lumière du spectrographe varie dans l'autre sens, jaune, orange, rouge... À son arrêt, il se retrouve dans la crypte, mais elle est complètement changée, menant à des souterrains pleins de débris. Des restes inscrits lui donne à penser qu'il est tombé en plein XXIe siècle. Après des heures de recherche il active par mégarde une ancienne vidéo holographique guerrière, qui avec ses épreuves passées sans s'alimenter achèvent de l'évanouir. À ce moment, il est recueilli par un groupe qui le prend pour un « prophète envoyé ». Un chef de ce groupe de résistants l'informe de la situation de cette époque, qui est en fait celle du LIe siècle : au dernier quart du XXIe siècle, les civilisations se sont autodétruites et les groupes restants ont dégénéré, un noyau restant en Asie a tenté de réorganiser le monde, ses successeurs ont transformé les hommes en « assujettis » dans des casernes souterraines. Après l'époque de « la grande rupture » où des groupes parvinrent à essaimer librement dans le système solaire et tinrent tête à la tyrannie terrienne, des réseaux s'infiltrèrent sur Terre pour éduquer les descendants des assujettis et renverser la tyrannie.
Une très ancienne prophétie déclare que « quand viendra le prophète roux tombera le joug ». Mortimer vient au moment où la « révolution » va être déclenchée, et ce titre de prophète révolutionnaire lui est, de fait, imposé. Avec sa maîtrise de la physique nucléaire, il mène la « révolution » à la victoire juste lorsqu'il réintègre le chronoscaphe.

Retour

Cette fois, revêtu d'une combinaison isolante conçue au LIe siècle, Philip Mortimer garde toute sa conscience lors du départ, lui permettant de maîtriser le chronoscaphe et d' "émerger" peu de temps avant la mort de Miloch : ce faisant, il peut remédier au déréglage de la machine, avant de repartir vers le temps présent.
C'est sans compter sur le machiavélisme de son adversaire, qui, prévoyant un éventuel retour, avait piégé le chronoscaphe : une violente explosion se produit, détruisant complètement La Bove et la fabuleuse machine. Seul le scaphandre issu du futur permet au professeur d'échapper à la mort.

Lieux

Dans cet album la question n'est pas « où ? », mais « quand ? ». La presque totalité de l'album se déroule au château de La Roche-Guyon à différentes périodes historiques, aussi bien dans le passé que dans le futur.

Personnages

Le nombre de personnages dans cet album est relativement limité. Le colonel Olrik (emprisonné), y est remplacé dans le rôle du méchant par un professeur Miloch en fin de vie. Son apparition est relativement brève mais il est le ressort de l'intrigue. Le professeur Miloch était apparu dans S.O.S. Météores sous le nom exact de professeur Miloch Georgevitch.
Le capitaine Francis Blake joue un rôle très mineur, n'apparaissant que sur les deux premières et les deux dernières pages de l'album.
Pour la première et unique fois dans la série Blake et Mortimer, un rôle secondaire autre que figuratif est tenu par une femme en la personne de Demoiselle Agnès.

Nom Qualité
Capitaine Francis Blake Chef du MI5
Professeur Philip Mortimer Scientifique
Sire Guy de la Roche Seigneur de la Roche Guyon au XIVe siècle
Non connu Chapelain de Guy de la Roche
Agnès de la Roche Fille du sire Guy de la Roche
Jacques Bonhomme Meneur des paysans révoltés (les "Jacques")
Docteur Focas Biologiste, chef du Mouvement mondial de Libération
Krishma Assistant du docteur Focas
Xeno Homme du docteur Focas
Professeur Miloch Scientifique
Commissaire divisionnaire Pradier Haut responsable à la DST

Il s'agit de l'unique et seul album des vingt que compte la série où le colonel Olrik n'apparaît pas.

Pastiche

En 2011 paraît Les aventures de Philip et Francis : Le Piège machiavélique, BD humoristique tournant en dérision les deux héros et leurs aventures temporelles. Le scénario est de Pierre Veys, et les dessins de Nicolas Barral.

Notes et références

  1. E. P. Jacobs, Un Opéra de papier, Gallimard, 1981, p. 100



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