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Nicolas Baverez

- Wikipedia, 21/10/2011

Nicolas Baverez à l'université d'été du MEDEF en 2009.

Nicolas Baverez Prononciation du titre dans sa version originale, né le 8 mai 1961 à Lyon et avocat depuis 1998, est un essayiste français. Normalien de la rue d'Ulm (promotion 1980) et énarque (promotion 1988), il est également docteur en histoire et agrégé de sciences sociales[1]. Sa pensée a été fortement influencée par Raymond Aron.

Sommaire

Parcours

Nicolas Baverez entre à l'École normale supérieure en 1980 ; durant sa scolarité à l'ENS, il obtient un diplôme de Sciences Po Paris (1982), un DEA d'histoire à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne (1983), et passe avec succès le concours d'agrégation en sciences sociales (1983). En 1986, il soutient sa thèse de doctorat-ès-lettres en Histoire sur le thème Chômages et chômeurs dans les années 1930. Il intègre l'ÉNA en 1986.

En 1988, Nicolas Baverez est nommé auditeur à la Cour des comptes, puis conseiller référendaire trois ans plus tard. De 1993 à 1995, il est membre du cabinet de Philippe Séguin, alors Président de l'Assemblée nationale, chargé des problèmes économiques et sociaux. De 1995 à 1998, il occupe chez Fimalac le poste Directeur de la communication et du développement. En 1998, il rejoint le barreau de Paris et devient associé chez Brandford-Griffith & Associés, en charge de l'activité de droit public économique. En 2004, il quitte ce cabinet pour Gibson, Dunn & Crutcher LLP[1], pour qui il gère les intérêts, entre autres, des compagnies de chemin de fer française et britannique dans le conflit qui les oppose à Eurotunnel. Il est également inscrit au Barreau de Los Angeles.

Depuis 2002, Nicolas Baverez est membre du comité d'éthique entrepreneuriale du MEDEF (Mouvement des entreprises de France)[2]. Il est également membre du comité directeur de l'Institut Montaigne[3], et y préside le groupe de travail Affaires étrangères et défense.

Nicolas Baverez est éditorialiste pour l'hebdomadaire Le Point [4]il l'a longtemps été pour Les Échos et a tenu une chronique pour Le Monde[réf. nécessaire], autant de tribunes qui lui valent d'être considéré comme chef de file des "déclinistes".

Depuis septembre 2008 il intervient de façon bimensuelle sur France Culture dans l'Economie en questions [5] animé par Olivier Pastré.

Il est membre du Comité de direction de la revue Commentaire, du comité international de parrainage de la revue Politique américaine et du comité éditorial de la revue Géoéconomie.

Depuis 1995, il enseigne à l'École nationale d'administration. En 2008, Nicolas Baverez est membre du Conseil d'administration de l'Université de Lyon III («Jean-Moulin») auquel il a été nommé par le président Hugues Fulchiron au titre des personnalités extérieures. Il a participé à la conférence Bilderberg de 2011[6].

Pensée

Nicolas Baverez est libéral (il écrit : « L’antilibéralisme est un fléau qui se trouve au principe du déclin et de la régression de la France[7] »). Il est l'un des principaux représentants d’un courant qui se veut décrire avec réalisme la situation économique de la France et que ses opposants qualifient de « décliniste »[8],[9] : Nicolas Baverez dénonce un déclin relatif de la France par rapport au reste du monde dont il situe les causes dans l'intervention trop forte et à mauvais escient de l'État dans l'économie ou la fiscalité trop lourde. La France, selon lui, reste le seul pays développé qui s'échine à maintenir le modèle "caduc" d'économie fermée et administrée, voire crypto-staliniste, des années 1960[10].

Publications

Distinctions

Notes et références

  1. a et b page de présentation de N. Baverez sur le site de Gibson, Dunn & Crutcher LLP
  2. CV site premier-ministre.gouv.fr
  3. Comité directeur de l'Institut Montaigne
  4. L'édito de Nicolas Baverez sur Le Point
  5. l'Economie en questions sur France Culture
  6. http://www.bilderbergmeetings.org/participants_2011.html
  7. in Que faire ? Agenda 2007, Nicolas Baverez, ed. Perrin, 2006
  8. Bertrand Schneider, 2007, France: La grande transition du XXe au XXIe siècle, L'Harmattan, p. 25
  9. Philippe Bernard, Le pouvoir des idées. Comment vivent et se transforment les sociétés contemporaines, L'Harmattan, p. 152
  10. « Il faut mondialiser la politique », L'Express, 11 janvier 2006

Liens externes

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