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Louis Mélennec

- Wikipedia, 29/01/2012

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Louis Mélennec de Beyre, dit Louis Mélennec (18 mars 1941 au Guilvinec, Finistère) est juriste, historien, médecin et chanteur français.

Sommaire

Biographie

Après sa scolarité à Pont-l'Abbé, il s’inscrit à la faculté de médecine de Nantes dont il est lauréat. Il suit en même temps les cours de la faculté de droit; il reçoit le doctorat en médecine et la licence en droit le même jour. Il poursuit ses études à Paris. De 1967 à 1969, il obtient le CES de médecine légale, le CES de médecine de travail, le diplôme de réparation du dommage corporel, les certificats d'études supérieures de droit privé, de droit public, de droit pénal et de sciences criminelles.

À partir de 1968, il enseigne à la faculté de droit d’Orléans et à la faculté de médecine de Paris la médecine légale, la médecine du travail, le droit civil, l'expertise médicale, le droit social… En 1971, il fonde avec le Doyen Fournier, à la faculté de médecine Lariboisière-Saint Louis (à Paris), un enseignement spécialisé destiné à former et à recycler les médecins experts près les tribunaux.

Dans le même temps, il poursuit une carrière de médecin expert auprès des tribunaux, et de médecin principal de plusieurs grands groupes d’assurances. Il publie des ouvrages de droit et de médecine. Il est l’auteur de plusieurs théories juridiques et médico-légales, qui sont rapidement appliquées par les tribunaux et les médecins experts (en 1978, il expose une théorie du handicap, qui révolutionne les méthodes d’évaluation des infirmités, permettant une meilleure approche de leur indemnisation).

Il est l’un des pionniers du droit médical. À ce titre, il dirige un Traité de droit médical, en huit tomes, qu’il co-rédige avec une équipe de juristes. Le barème international d’évaluation du handicap est entièrement fondé sur ses théories; le comité scientifique qui y participe comporte une centaine de professeurs des facultés de médecine, dont plusieurs membres de l’académie de médecine et de l’académie de chirurgie.

De 1978 à 1992, il est membre du Tribunal du contentieux de l’incapacité (ex CRI), puis de de la Cour nationale de l'incapacité (ex CNT). De 1984 à 1992, il est le premier rapporteur de la CNT.

Il est consulté par les ministères français ou étrangers pour d'importantes réformes (en droit social, principalement).

De 1992 à 1998, il est Consultant près le Médiateur de la République, Jacques Pelletier. Il est candidat à sa succession en 1998.

Il soutient sa thèse de doctorat en droit, à Nantes, en 1996, sur le sujet d’un de ses rapports, qui prône l’abolition totale de tous les régimes d’indemnisation du handicap, et leur remplacement par un régime unique, le même pour tous. Le Médiateur de la République est présent, en qualité de membre du jury.

En 1995 et en 1996, il collabore d'une manière suivie avec les cabinets du premier ministre Alain Juppé et de Jacques Barrot (ministre des affaires sociales), afin que soient remplacés les innombrables régimes d'indemnisation du handicap qui ont cours en France, par un seul, égalitaire, le même pour tous. Son interlocuteur au cabinet de Alain Juppé est Frédéric Salat-Baroux, futur secrétaire général de Jacques Chirac, et gendre de celui-ci depuis 2011 (voir ce nom et, dans Google : mélennec salat baroux), qui appuie fortement ce projet. Nombre de ses thèses sont passées peu à peu dans les textes. Il affirme que TOUS LES REGIMES FRANÇAIS D'INDEMNISATION DU HANDICAP sont, en France, non seulement anti-constitutionnels, mais contraires aux principes généraux du droit, qui interdisent les traitements discriminatoires, et qui imposent, tous étant égaux devant la loi, que deux handicaps identiques doivent juridiquement être "traités" (c'est-à-dire indemnisés) dune MANIERE EGALE ET IDENTIQUE. Ce qui implique, compte tenu de la réforme constitutionnelle de 2010, que tout handicapé français est désormais autorisé, à l'occasion d'une instance judiciaire, à soulever l'inconstitutionnalité du régime qu'on lui applique, celui-ci étant nécessairement discriminatoire.

Louis Mélennec a été membre de l’UDF depuis 1994[1]. Il est actuellement membre du "Modem". Il a été expert près la Cour d'appel de Paris de 1990 à 2011 inclusivement (voir les listes annuellement publiées par la Cour d'appel de Paris).

Carrière musicale

Louis Mélennec a également effectué une carrière musicale en qualité de soliste chanteur (sous le nom de Louis de Beyre). Il est titulaire de prix d'opéra, d'opérette et de mélodie française. Parmi ses maîtres, Yvonne Desportes, premier grand prix de Rome. Il a également suivi les cours d'Henri Legay (en). Il a complété sa formation vocale avec Ugo Ugaro, de la Scala de Milan.

Il a chanté dans de nombreux lieux, et a donné de nombreux concerts à l'étranger.

En Bretagne, il a donné des récitals de chants religieux et traditionnels bretons, en particulier dans le cadre des festivals de Tréguier, de Camaret, de Locronan. En 2005, il a enregistré un disque de chants religieux et traditionnels bretons, édité par Divina Musica.

Discussions et polémiques

En 2001, il soutient un diplôme d'études approfondies d'histoire (DEA) à la Sorbonne (Paris IV) sur le rattachement de la Bretagne à la France. Depuis des années, il intervient, à Paris principalement, pour exposer ses idées sur l'histoire de la Bretagne. Il ne donne que rarement des conférences en Bretagne. Il soutient l'idée que les Bretons, qu'il considère comme un peuple spécifique, constituent une Nation très ancienne, l'une des plus anciennes des nations Européennes actuelles.

Il affirme que le traité d'Union entre la France et la Bretagne, est sans fondement juridique (c'est à dire nul et de nul effet) et, dès lors, que la Bretagne, n'est pas unie à la France, mais est toujours régie par le traité conclu par Anne de Bretagne et Louis XII, en janvier 1499. Dans cette optique, la France n'est qu' une puissance occupante d'une Bretagne qui n'a, en droit international, jamais cessé d'être souveraine.

Pour diffuser ses idées, il a souvent utilisé l'association Histoire et identité, créée par Philippe Argouarch, fondateur de l'Agence Bretagne Presse, qui publie des communiqués sur l'histoire et l'identité de la Bretagne, notamment par le canal du site d'information Agence Bretagne Presse qui ouvre ses colonnes à divers mouvements, notamment nationalistes bretons. Il a parfois exprimé ses idées dans des forums, ou dans les sites des partis bretons.

Il n'adhère à aucun des partis bretons, auxquels il reproche leur manque de maturité politique, les accusant de ne penser qu'à se combattre mutuellement, au lieu de construire ensemble un programme commun pour l'avenir de la Bretagne. Son jugement sur les femmes et hommes politiques bretons est féroce; il les décrit comme des gens médiocres, affirmant « [que] la France, maîtresse de toutes les carrières, ne recrute et ne donne l'onction pour les élections qu'à des vassaux, et écarte systématiquement les brillants sujets, qui renverseraient la machine ».

Ses travaux sont critiqués par certains, tant dans la démarche que dans les conclusions. De son côté, Louis Mélennec dénonce l'étroitesse d'esprit de nombre d'universitaires et leur manque d'audace, les qualifiant « d'historiens en herbe », dont « la substance grise [...] est gaspillée, neutralisée à des sottises », des « thèses inutiles, sans jamais cesser de citer les chercheurs remarquables qu'il désigne par leurs noms »[2].

Il décrit sa démarche et ses ambitions le 20 avril 2007 dans une lettre publiée sur le site du Parti breton : « […] les documents périphériques, lus à la lumière de l'histoire des pays qui, comme le nôtre, ont été envahis, conquis, annexés, puis bâillonnés, permettent maintenant de savoir ce qui s'est réellement passé, et pourquoi la majorité des Bretons ont dû se taire après l'annexion de notre Patrie ».

Lié d'amitié avec Claude Reichman, qui le reçoit fréquemment dans ses émissions radiophoniques, il participe à la rédaction du référendum pour la France, en 2002, dont l'objectif est de dénoncer les dérives des « pseudos techniciens ou technocrates » ou encore les « idéologues aux idées étroites copiées dans un catéchisme d'un autre âge, [qui] ont inversé les valeurs, et [qui] prétendent vous asservir à leurs fantasmes et à leur fantasmagories »[3]. Il accepte d'être le président du mouvement CIVIL (Civisme, initiative, volonté, indépendance, liberté), regroupement de diverses associations qui soutiennent la candidature de Claude Reichman à l'élection présidentielle de 2002[4]. Il soutient également la Révolution bleue, initiée par Reichman.

Depuis septembre 2007, il intervient sur le site Lumière 101, par l'intermédiaire de podcasts. Il y dénonce à la fois « les élites universitaires », l'état centralisateur, les théoriciens du complot contre la France, la repentance de l'occident envers le tiers-monde, et défend des thèses régionalistes, voire indépendantistes.

À partir de l'année 2008, il entreprend la rédaction d'articles consacrés à la défense des droits de l'homme, qu'il diffuse sur son blog ou via l'Agence Bretagne Presse. Il affirme que la révolution de 1789 marque le « début du décervelage de la Bretagne »[5]. Il parle d'une "imposture française" aux termes de laquelle la France non seulement n'a rien apporté aux droits de l'homme, mais, scotomisant les crimes de la révolution, a monté une machinerie (une " religion d'Etat ", selon une expression qu'il affectionne), tendant à faire accroire qu'elle les a inventés. C'est l'un de ses thèmes de prédilection. Il considère que la Bretagne est le Tibet de la France. A Bruxelles, lors du Congrès de la FUEN d'octobre 2009, il a exposé le résumé de ses idées, dans un fascicule distribué aux Congressistes, proposant ouvertement que la Bretagne reprenne désormais sa place dans le concert des Nations européennes et mondiales.

L'impartialité de la justice française reste depuis plusieurs dizaines d'années l'une de ses préoccupations majeures (il a présidé au Sénat, en 2003, un colloque consacré à ce thème, qu'il considère comme capital). Témoin de maintes affaires dans l'exercice de ses fonctions, pendant quarante ans, il réclame, avec force, que la responsabilité des magistrats, des fonctionnaires, des hommes politiques, soit purement et simplement la même que celle des autres citoyens, puisque, la loi étant la même pour tous, les protections diverses dont ils bénéficient sont contraires à la Constitution, au droit européen, et surtout aux valeurs universelles. De même, il milite pour que tous les totalitarismes, de droite comme de gauche soient jugés de la même manière.

Ses dernières publications s'attachent à démontrer par quels mécanismes l'écriture de l'histoire est influencée par les pouvoirs politiques, les liens de dépendance des historiens à l'égard de ceux dont ils détiennent leurs fonctions, l'idéologie.

Idées et thèses politiques

(A compléter)

Livres

  • La sécurité sociale (Delmas, 1970).
  • Traité des accidents du travail (Librairie générale de droit et de jurisprudence, Paris, 1969).
  • La responsabilité civile du médecin, avec Jean Sicard (Yann Brekilien)(Parke - Davis, 1977).
  • La réparation des accidents du travail, avec Claude Styger (Delmas, paris, 1977).
  • Traité de droit médical (Maloine, Paris).
  • L'expertise médicale; le médecin devant la justice. Avec Jean sicard (Yann Brékilien) (Tome 7 du Traité de droit médical, Paris, Maloine).
  • Barème international des invalidités (Masson, Paris, 1983).
  • Evaluation du handicap et du dommage corporel (Masson, 1991; réédition de 2000; traductions en langues étrangères).
  • L'indemnisation du handicap. Pour l'instauration d'un régime unique de l'invalidité et de la dépendance (Desclée de Brouwer, 1997).
  • Le médecin salarié (Masson, Paris, 1998).
  • Breizh, Charte pour la Bretagne (Imprimerie Keltia Graphic, Spézet (29540), 2009; le texte intégral est publié dans le site " Yann Fouéré actualités ".
  • Le rattachement de la Bretagne à la France (Mémoire pour l'obtention du Diplôme d'études approfondies d'histoire moderne; Université de Paris, la Sorbonne - Paris IV; année 2001; 106 pages; ronéotypé; publié sur le site Internet de Errances en Bretagne (mélennec errances mémoire de DEA).



Émissions radiophoniques et télévisées

  • Lumière 101 (en particulier : le bêtisier des langues; l'assassinat de la langue bretonne; nation, fait national; la Bretagne assassinée ....).
  • ABP TV mélennec (plusieurs vidéos sur le prétendu " traité de 1532 ", la nation bretonne; l'histoire de le Bretagne)...
  • Radio - courtoisie : nombreuses émissions de 1997 à 2005 sur la justice, les dysfonctionnements de l'administration, les positions d'abus du pouvoir, l'insécurité et ses problèmes, le désastre de l'éducation en France, ses causes et ses remèdes; LES NÉCESSAIRES REFORMES DE L'ÉTAT FRANÇAIS et de sa Constitution ...; nombreuses émissions de musicologie, avec Didier Rochard .... (Ces émissions peuvent être commandées à la radio).

Œuvres musicales

  • CD : Chants religieux et traditionnels bretons, avec Lorenzo Cipriani, organiste (Divina Musica; distribué par Coop Breizh, la Fnac ...).
  • Partitions religieuses et profanes: Ave maria; Panis angelicus; Coucher de soleil sur les Monts d'Arrée; extraits de messes; plusieurs mélodies; toutes ces œuvres ont été interprétées en concert, mais ne sont pas publiées.

Critiques, extraits de presse concernant Louis Mélennec

  • Préface du Professeur André TUNC (ouvrage publié par le docteur Mélennec chez Desclée de Brouwer en 1977; voir ci-dessus).
  • Extraits de presse : Ouvrage du docteur Mélennec chez Desclée de Brouwer.
  • La loterie du handicap - l'Express (2 novembre 1995; le rapport Mélennec, par Gérard Badou).
  • Recteur Yvonne Lambert-Faivre : Mélennec, un rapport décapant.
  • Aventures de l'histoire, La Bretagne une nation plus ancienne.
  • Lumière 101 : Claude Reichman reçoit Louis Mélennec (archives).
  • Divina musica Peltier Mélennec.

Références

Liens externes


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