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Didier Schuller

- Wikipedia, 29/11/2011

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Didier Schuller est une personnalité politique française né le 8 juin 1947 à Paris[1] .

Il a été élève au lycée Janson de Sailly[1]. Ancien élève de l'ENA, il a été membre de cabinets ministériels (sous Edgar Faure, Chartier, Olivier Stirn). Pendant six ans il a travaillé au ministère de l'Équipement, pour aider les entreprises françaises (entre autres Bouygues, SAE ou Oger) à s'implanter au Moyen-Orient[réf. nécessaire].


Il a été directeur de l'office HLM des Hauts de Seine de 1986 à mars 1994[1]. Il est l'ancien chef de l'opposition municipale au maire actuel de Clichy[2] et ancien conseiller régional d'Île-de-France[réf. nécessaire]. Il est élu conseiller général dans le canton de à Clichy en mars 1994[1]. Sa campagne électorale a été filmée par le réalisateur Christophe Otzenberger qui en a tiré un film intitulé La Conquête de Clichy. En décembre 1994 éclate l'affaire Schuller-Maréchal[1]. Il s'enfuit le 9 février 1995 vers les Bahamas puis Saint-Domingue[1]. Il rentre en France en février 2002[1]. Il publie en mai 2007 une biographie de Porfirio Rubirosa, Rubirosa, le séducteur du diable (Ed. du Moment)[1].

Il a été impliqué dans plusieurs affaires politico-financières, comme l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine ou l'affaire Schuller-Maréchal.

Il a eu deux enfants d'un premier mariage puis deux autres enfants avec Christel Delaval dont il est aujourd'hui séparé[1].

Il anima la loge Silence de la Grande Loge nationale française, qui réunit plusieurs personnalités impliqués dans les multiples affaires du conseil général des Hauts-de-Seine[réf. nécessaire].

Sommaire

Intégrité publique

Financement occulte de ses activités politiques

Didier Schuller a financé ses activités politiques à Clichy (Hauts-de-Seine) entre 1988 et 1994 par des entreprises de BTP.

En première instance, Didier Schuller a été condamné à cinq ans d'emprisonnement, dont deux ferme, 150 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité par le tribunal correctionnel de Créteil.

En appel, l'avocat général a requis un an d'emprisonnement ferme pour "trafic d'influence" et "recel d'abus de biens sociaux". Le 25 janvier 2007, la Cour d'appel de Paris a condamné l'ancien conseiller général RPR des Hauts-de-Seine, à un an de prison ferme et deux ans avec sursis, 150 000 euros d'amende et cinq ans de privation des droits civiques, civils et familiaux pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques à Clichy[3].

Affaire des HLM des Hauts-de-Seine

Dans l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine, Didier Schuller a été jugé coupable d'avoir fait financer illégalement par des entreprises sa campagne politique à Clichy au début des années 1990. En contrepartie, ces sociétés privées obtenaient en priorité certains marchés publics de l'office HLM du département dont Didier Schuller était également le directeur général entre 1988 et 1995.

En octobre 2005, en première instance devant le tribunal de Créteil, Didier Schuller a été condamné à cinq ans de prison dont deux ferme.

En appel, il a été condamné le 25 janvier 2007 à trois ans de prison, dont un ferme. Il a été également condamné à une amende de 150 000 euros, ainsi qu'à une privation durant 5 ans de ses droits civiques, civils et familiaux, ce qui le rend inéligible.

Le 15 novembre 2007, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par Didier Schuller. La condamnation prononcée par la cour d'appel le 25 janvier 2007 est ainsi définitive. Il pourrait bénéficier d'une aménagement de peine et ne pas retourner en prison. La Cour de cassation a également confirmé la condamnation à 15 mois de prison avec sursis et 200 000 euros d'amende de l'entrepreneur Francis Poullain, bénéficiaire de marchés publics et ainsi que celle du collecteur de fonds de Didier Schuller, Jean-Paul Schimpf, à 30 mois avec sursis et 100 000 euros d'amende.

Par arrêt en date du 8 décembre 2010, la Cour d'Appel de Paris a ordonné l'effacement de la condamnation prononcée sur le casier judiciaire de Didier Schuller le rétablissant ainsi dans l'intégralité de ses droits civiques civils et politiques.

Dans cette même affaire, le député-maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany fut poursuivi pour complicité et relaxé en première instance.

Affaire Schuller-Maréchal

Article détaillé : Affaire Schuller-Maréchal.

L'affaire Schuller-Maréchal est une tentative de déstabilisation du juge Éric Halphen, magistrat instructeur de plusieurs affaires de financement occulte du RPR. Le docteur Maréchal, psychiatre et beau-père du juge voulait intervenir auprès de son gendre, le juge Halphen, moyennant 1 million de francs remis par Schuller dans le hall de l'aéroport de Roissy.

Fuite en République dominicaine

Quand éclate l'affaire Schuller-Maréchal en 1994, le prévenu s'enfuit d'abord aux Bahamas avec sa maîtresse de 24 ans sa cadette, abandonnant au passage femme et enfants à leur sort parisien. Il y développe de nouveaux réseaux douteux qui l'amèneront rapidement en République dominicaine où il semble bénéficier des services et de la protection diplomatique [4] de l'ambassade des États-Unis à Saint-Domingue.

En 2000, Schuller, toujours en cavale avec sa maîtresse, participe activement à l'élection présidentielle dominicaine. Il conseillera et aidera activement Milagros Ortuiz Bosch, la colistière de Hipólito Mejía Domínguez. Ce dernier sera élu avec 49,87% des voix grâce à la mise en œuvre d'une entreprise de dénigrement systématique de l'opposition inspiré par Schuller, façon RPR de l'époque. Son zèle ainsi que le déploiement massif et inédit de moyens de tractage, de cortèges et d'affichages laissent penser que Didier Schuller a aussi participé, directement ou pas, au financement de la campagne victorieuse de Meija[5].

Didier Schuller rentrera en 2002 en France, pendant la campagne présidentielle. Ce retour est contraint et forcé pour le prévenu. Il anticipe à ce moment une demande d'extradition que la France aurait pu faire suite aux révélations de son fils à des journalistes de Canal+. Le fils, Antoine Schuller était alors menacé par les réseaux de son père, notamment les ramifications suisses desquelles Schuller profitait encore à Saint-Domingue.

Le retour à Clichy

Didier Schuller est de retour à Clichy et semble se préparer pour les élections municipales de 2008. Une première altercation avec deux membres de l'équipe municipale en place (Mireille Gitton et Evelyne Lauer) a lieu le 5 mars 2007 lors de la fête des anciens au théâtre Rutebeuf, Didier Schuller s'étant invité pour préparer les élections municipales à venir.

Inéligible il décidera de s'associer à la liste UMP menée par Marie-Claire Restoux député suppléante, se présentant pour la première, ce qu'elle refusera pour totaliser au soir du premier tour le score de 14,31 points[réf. nécessaire].

Bibliographie

  • Porfirio Rubirosa, le séducteur du diable, Didier Schuller, 2007, Éditions du Moment.

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Sabrina CHAMPENOIS, « "Il ne lâche pas l'affaire" » sur Libération.fr, 19/05/2007. Mis en ligne le 19/05/2007, consulté le 02/12/2010
  2. 1994, La conquête de Clichy de Christophe Otzenberger.
  3. "Un an ferme en appel pour Didier Schuller", sur nouvelobs.com, 26 janvier 2007
  4. Antoine Schuller chez Thierry Ardisson
  5. Les Bons Amis de Papa, Antoine Schuller, Michel Lafon, (ISBN 2-840098-830-5)

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