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Auguste van Dievoet

- Wikipedia, 27/01/2012

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Auguste van Dievoet, est un historien du droit, jurisconsulte et avocat à la Cour de cassation belge.

Il naquit à Bruxelles le 3 mai 1803 au sein d'une vieille famille notable issue des anciens lignages de cette cité et mourut le 31 octobre 1865 dans l'exercice de ses fonctions. Son père Jean-Louis van Dievoet (1777-1854), fut secrétaire du Parquet de la Cour de Cassation. Sa mère Jeanne Wittouck, était la fille d'un fameux jurisconsulte et haut magistrat Guillaume Wittouck.

Il est le père de Jules van Dievoet, également avocat à la Cour de Cassation.

Il est le cousin de Nicolas Félix van Dievoet dit Vandive, écuyer, avocat au Parlement de Paris, greffier de l'audience du conseil du roi au Grand Conseil, conseiller, notaire, secrétaire Maison et Couronne de France.

Sommaire

Sa carrière

Auguste van Dievoet diplômé en Droit à l'Université d'État de Louvain le 24 mars 1827, prête serment d’avocat le 7 avril 1827, membre du conseil de l’ordre des avocats de 1838 à 1848.

Il entra ensuite dans la magistrature en qualité de juge suppléant au tribunal de première instance de Bruxelles.

Il s'installa en 1842 au n° 24 de la rue Neuve, ayant acquis cette maison des époux Hausmann-Hirsch. Mais en 1847 Auguste van Dievoet revendit ce bien à la veuve van Haelen de Gheest qui le céda à son tour en 1861 à la société Rothschild Frères.

Le 9 août 1848, il devint avocat à la Cour de Cassation et figure avec ses confrères Auguste Orts et Hubert Dolez parmi les plus éminents avocats de son temps. Auguste Beernaert, prix Nobel de la Paix, succéda à Auguste van Dievoet comme avocat à la Cour de cassation, par arrêté royal du 18 avril 1859.

Son oeuvre historique et juridique

Mais il est surtout connu comme étant un des premiers historiens du droit de la Belgique indépendante.

Il fut disciple de Raepsaet, de Jean-François-Michel Birnbaum[1], son professeur à l'Université d'État de Louvain, et de l'illustre Savigny.

Il avait consacré sa thèse latine auprès de l'Université d'État de Louvain en 1827, à l'origine des coutumes belges (Dissertatio inauguralis juridica de origine diversarum consuetudinum localium regni nostri). Ce travail eut un grand succès et fut souvent cité avec honneur[2]. Mais c'est au barreau qu'il consacra ensuite toute son énergie et il ne développa plus ses recherches d'historien, comme le déplore en 1843 Adolphe Roussel dans son Encyclopédie du droit: " Van Dievoet, dans une thèse remarquable publiée à Louvain en 1827, a essayé de rechercher l’origine des coutumes belges. Il est à regretter qu’il n’ait point repris un travail qui annonçait des vues ingénieuses et nouvelles. " (p. 21)

En 1848 toutefois, il en donna une version française à la maison d'édition Briard: De l'origine des diverses coutumes locales du royaume de Belgique.

Cette étude fut encore publiée également sous forme de fascicules dans La Belgique Judiciaire, tome VI.

Ses recherches sont souvent citées à l'étranger dans des travaux érudits[3].

Il est membre fondateur en 1834 de la nouvelle Société des douze.

Le botaniste amateur

Lorsque le barreau lui en donnait le loisir, il aimait se consacrer à la botanique, il fut ainsi administrateur de la "Société royale de Flore de Bruxelles" et se passionnait particulièrement pour la culture des Camélias. Lors de la 74e exposition de la Société royale de Flore de Bruxelles ouverte les 20, 21, et 22 mars 1859, le jury félicita M. l'avocat van Dievoet "pour son remarquable contingent de Camellia; ils sont d'une culture et d'une floraison qui feraient honneur au plus habile horticulteur. Ses Camellia Mistress, Abby Welder, Duchess of Northumberland, Matotiona et Comte Bouturlin, ainsi que plusieurs autres sont admirables." Il reçut pour cette collection de 50 Camellias en fleurs le 1er Prix, la médaille de vermeil de grand module.

Sa famille

Hélène van Dievoet (1842-1895) fille d'Auguste van Dievoet et épouse de Victor Pecher (1832-1918), avec leur fille Juliana Pecher (1872-1970)

Auguste van Dievoet était le frère d'Eugène van Dievoet (1804-1858), juge suppléant puis juge au Tribunal de Commerce de Bruxelles, époux de Hortense Poelaert (1815-1900), sœur du célèbre architecte Joseph Poelaert.

Auguste van Dievoet, né à Bruxelles le 3 mai 1803, y décédé le 31 octobre 1865, avait épousé à Tournai le 26 août 1839, Antoinette, Victoire Coniart, née à Tournai le 5 mai 1819, décédée à Ixelles le….., fille de Antoine Coniart (né à Tournai le 15/08/1782, y décédé le 28/04/1847) et de Julie Victoire de Blois ; petite-fille de Pierre Guillaume Joseph Coniart et de Pétronille Josèphe Manisfeld ainsi que de Ferdinand Deblois et de Jeanne Marie Victoire Rosier.

Auguste van Dievoet et Antoinette Coniart eurent trois enfants :

1) Emile, Jules, Louis, Auguste van Dievoet, né à Bruxelles le 2 février 1841, décédé célibataire à Bruxelles le…

2) Hélène, Jeanne, Antoinette van Dievoet, née à Bruxelles le 27 août 1842, épousa à Bruxelles le 15 mai 1866 Charles, Paul, Victor Pecher, né à Anvers le 14 août 1832, et décédé à Anvers, le 7 septembre 1895.

3) Jules van Dievoet (1844-1917), également avocat à la Cour de Cassation, et époux de Marguerite Anspach (1852-1934), fille de Jules Anspach l'un des plus éminents bourgmestres de Bruxelles.

Bibliographie

  • 1827: Baron Frédéric de Reiffenberg, Archives pour servir à l'histoire civile et littéraire des Pays-Bas, faisant suite aux Archives philologiques, tome 3, Louvain, édition Michel, 1827, pp. 253-254.
  • 1829: Jean-François-Michel Birnbaum, "Ueber den gegenwärtigen Zustand der Gesetzgebung und Rechtswissenschaft im Königreich der Niederlande", in: Kritische Zeitschrift für Rechtswissenschaft und Gesetzgebung des Auslandes, herausgegeben von Mittermaier und Zachariä, Heidelberg, 1829, p. 143 et p. 159.
  • 1833: Baron Frédéric de Reiffenberg et alii, Messager des sciences historiques, des arts et de la bibliographie de Belgique ou nouvelles archives, historiques, littéraires et scientifiques, tome I, Bruxelles, 1833, p.305.
  • 1840: Johan Hendrik Beucker Andreae, Disquisitio de origine juris municipalis Frisici, 1840, p. 29 (cite le livre d'Auguste van Dievoet)
  • 1843: Adolphe Roussel, Encyclopédie du droit, Bruxelles, 1843, p. 21, note 1.
  • 1846:Jean Jacques Gaspard Foelix, Revue de droit français et étranger, 1846, p. 949.
  • 1847: Revue des revues de droit publiées à l'étranger, recueil trimestriel, 1847, p. 53.
  • 1847: Jacques Britz, De l'ancien droit belgique ou histoire de la jurisprudence, 1847, p. 62.
  • 1859: N. Funck (sous la direction de), L'horticulteur praticien, revue de l'horticulture française et étrangère, Paris-Bruxelles, 1859, p. 116. (félicitations à M. l'avocat van Dievoet) et p. 143 (médaille de vermeil).
  • 1865: Bulletin du bibliographie belge, 1865, p. 492.
  • 1869: Gustave Duchaine, Edmond Picard, Manuel pratique de la profession d'avocat en Belgique, 1869, p. 20.
  • 1882: Antoine Alexandre et Barbier, Joseph-Marie, Dictionnaire des ouvrages anonymes, Paris, 1882, p. 744.
  • 1884: Léon Vanderkindere, L'université de Bruxelles, notice historique, Bruxelles, 1884, Annexes, "Liste des fondateurs de l'université libre de Bruxelles", p. XL: "Vandievoet, avocat, Rue des Bogards".
  • 1886: La Belgique maçonnique, 2e édition, Bruxelles, librairie Tillot, 1886 (il y est erronément mentionné sous le nom d'Antoine van Dievoet, avocat, Bruxelles, rue des Bogards 8 au lieu de 16).
  • 1936-1938: Baron Paul Verhaegen, "Jean-Auguste van Dievoet, jurisconsulte", dans, Biographie Nationale de Belgique, tome 26, 1936-1938, coll. 384-385.
  • 1968: John Gilissen, Professeur à l'Université de Bruxelles, "Un procès de pillages commis à Bruxelles au début de la Révolution de 1830. L'affaire Londens et consorts", dans, Mélanges offerts à G. Jacquemyns, Bruxelles, 1968, éditions de l'ULB, p. 331 et p. 341 ((Auguste van Dievoet fut désigné comme avocat).
  • 1873: Patria Belgica, encyclopédie nationale ou exposé méthodique de toutes les connaissances, Bruxelles, 1873, p. 410.
  • 1873: J. B. Vanderstraeten-Levieux, Membres de la juridiction consulaire de Bruxelles, Bruxelles, 1873.
  • 1898: Louis Lartigue, La juridiction consulaire en Belgique, Bruxelles, Bruylant, 1898, p.45.
  • 1944: Charles Terlinden, La révolution de 1830 racontée par les afffiches, 1944, p. 146. (Auguste van Dievoet, avocat)
  • 1945: Louis Robyns de Schneidauer, "Il y avait rue Neuve...", dans, Revue des Amateurs, août 1945, pp. 13-15 et septembre 1945, pp. 51-53.
  • 1950: Roger Moretus Plantin de Bouchout, Demeures familiales,notices historiques sur la maison Plantin à Anvers et quelques propriétés, Anvers, De Sikkel, 1950, p. (concerne la maison rue Neuve à Bruxelles, vendue en 1847 à la veuve Van Haelen-de Gheest par l'avocat Auguste van Dievoet)
  • 1969: "Ascendance van Dievoet du lignage Sweerts", dans, les Lignages de Bruxelles, année 1969, n°40, p. 156.
  • 1979: Chevalier Georges van Hecke, Notes pour servir à l'histoire du Barreau de Cassation, Bruxelles, 1979
  • 1985: Madame Dolez, "Les Anspach d'Est en Ouest", dans Le Parchemin, Bruxelles, 1985, pp. 380-381, note 9.
  • 1986: Alain van Dievoet, « Généalogie de la famille van Dievoet originaire de Bruxelles, dite van Dive à Paris », dans Le Parchemin, éd. Office généalogique et héraldique de Belgique, Bruxelles, 1986, n° 245, p. 273 à 293.

Notes

  1. Birnbaum l'appelle "un de mes disciples", dans son article: "Ueber den gegenwärtigen Zustand der Gesetzgebung und Rechtswissenschaft im Königreich der Niederlande", in: Kritische Zeitschrift für Rechtswissenschaft und Gesetzgebung des Auslandes, herausgegeben von Mittermaier und Zachariä, Heidelberg, 1829, p. 159: « Jenes scheint der Gerichtbezirk für ignobiles, dieses der Gerichtbezirk für die nobiles gewesen zu seyn, was die Ansicht eines meiner Schüler, Vandievoet, bestätigt : de origine consuetudin. Belgicar. Lovanii 1827. p. 35 et 68. über die Vaerwandtschafts des Wortes vierschaar, welches heut zu Tage noch Gericht heisst, mit dem Englischen shire und dem Deutschen Heerbann. »
  2. . Voici le commentaire de Reiffenberg concernant le travail d'Auguste van Dievoet intitulé Dissertatio inauguralis juridica de origine diversarum consuetudinum localium regni nostri. (Baron Frédéric de Reiffenberg, Archives pour servir à l'histoire civile et littéraire des Pays-Bas, faisant suite aux Archives philologiques, tome 3, Louvain, édition Michel, 1827, pp. 253-254: "L’avant propos commence par la formule d’usage dont il serait tems de de défaire : praegrave onus est etc. Mais ce fardeau, tout pesant qu’il est, M. Van Dievoet le porte avec aisance et légéreté. Il relève d’abord une opinion de M. De Berg, émise dans un mémoire couronné en 1783 par l’Académie, et soutient contre lui que le droit romain était en usage dans la Belgique, sous les empereurs : non seulement dans l’administration publique, mais dans les transactions privées. Cependant il observe que ce droit exerçait moins d’autorité dans l’île des Bataves. Il aborde ensuite son sujet aidé de MM. Savigny et Raepsaet. Le choix de ce sujet ne fait pas moins d’honneur à sa sagacité que la manière dont il l’a traité. "
  3. Par exemple, concernant son interprétation du mot scabinus, lire: Kritische Zeitschrift für Rechtswissenschaft und Gesetzgebung des Auslandes‎, 1829, p. 143, note: "Mit Grimm’s Ansicht vom Ursprung des Worts Scabinus S. 775. stimmt einigermassen zusammen (Augustus) Vandievoet de origine consuetud. Belgicar. Lovanii 1827. p. 39, wo sie für judices selecti genommen werden".

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