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Pierre-Denis de Peyronnet

- Wikipedia, 8/01/2012

Le comte de Peyronnet

Pierre-Denis, comte de Peyronnet, naquit à Bordeaux (Gironde) le 9 octobre 1778. Il est mort le 2 janvier 1854 au château de Montferrand (Gironde).Fut président du tribunal de Bordeaux en 1815. Hostile à l'Empire, il se rallia aux Bourbons à la Restauration.

Ultra, il fit voter toutes les mesures réclamées par les ultra royalistes : loi du sacrilège, loi du droit d'aînesse, loi de 1827 sur la presse.

Sommaire

Biographie

Pierre-Denis, Comte de Peyronnet, était le "fils de messire Jean-Louis Peyronnet, écuyer, président trésorier de France honoraire au bureau de finances de Guyenne, et de dame Rose Beau, de la paroisse de Puypaulin". Son père, qui avait acheté peu de temps avant 1789 une charge de secrétaire du roi, conférant la noblesse, périt sur l'échafaud durant la Terreur.

Après des études de droit chez M. Ferrère, M. de Peyronnet fut reçu avocat en 1796, tout comme son ami d'enfance puis rival politique le vicomte de Martignac.

Il fut nommé le 26 octobre 1815 président du tribunal de première instance de Bordeaux, puis, un an plus tard, procureur général à Bourges.

Elu le 13 novembre 1820 député du grand collège du Cher, il s'installe à Paris. Nommé procureur général à la cour royale de Rouen, il fut appelé le 14 décembre 1821 à prendre le portefeuille de la Justice.

Le 17 août 1822, le roi Louis XVIII créa M. de Peyronnet comte, tout comme ses collègues Villèle et Corbière, et plaça dans ses armes une épée, avec la devise : "Non solum toga". Il fut également nommé, la même annee officier de la Légion d'Honneur.

Du 6 septembre au 29 octobre 1822, il remplit l'intérim du ministère de l'Intérieur. Réélu le 6 mars 1824 député du Cher, et député de la Gironde, il opta pour la Gironde.

Il occupa encore le ministère de l'Intérieur par intérim du 9 juillet au 2 août 1825, et du 30 août au 19 septembre 1826. Le roi Charles X le nomma pair de France le 4 janvier 1828, et il quitta le ministère de la Justice le lendemain.

Le 19 mai 1830, enfin, il revint au pouvoir en devenant ministre de l'Intérieur pour la quatrième fois, poste qu'il occupa jusqu'à la chute du régime.

Au lendemain de la révolution de 1830, il comparut avec MM. de Polignac, de Chantelauze et de Guernon-Ranville devant la cour des Pairs, sous l'inculpation de haute trahison, et fut condamné avec ses collègues à la prison perpétuelle et à la dégradation civique.

Enfermé au fort de Ham, il obtint la remise de sa peine le 17 octobre 1836, à la faveur de la grâce collective décidée à l'instigation du premier ministère Molé. Il retourne dans son chateau de Saint-Louis de Montferrand pour exercer pleinement sa passion pour la poesie.

Mesures

Le comte de Peyronnet a défendu au parlement les principales mesures suivantes :

- Le projet de loi sur la liberté de la presse, en 1822

- La loi sur le sacrilège, en 1825

- La loi "de justice et d'amour", en 1827

Il contresigna également les Ordonnances du 25 juillet, qui provoquèrent la Révolution.

Postes et mandats politiques

- Député du Cher : 1820-1823

- Député de Gironde : 1824 - 1827

- Pair de France : 1828 à sa mort (dignité à vie, et héréditaire)

- Garde des Sceaux : 1821-1828

- Ministre de l'Intérieur : 1822, 1825, 1826, 1830

Œuvres

Esquisse Politique (1829)

Pensées d'un Prisonnier (1834)

Satires (1854)

Histoire de France (1855)

Sources

Bibliotheque municipale de Bordeaux Archives municipales de Bordeaux Archives départementales de Bordeaux

Dictionnaire des Parlementaires, Tome IV (gallica.fr)

Christian Barbezieux, "Un chevalier du lys à la tribune: le comte de Peyronnet", Revue Historique de Bordeaux, N°13-14, 2009

Précédé par Pierre-Denis de Peyronnet Suivi par
Pierre de Serre
Ministre français de la Justice
Joseph Marie Portalis

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