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Francis Szpiner

- Wikipedia, 21/11/2011

Francis Szpiner, né le 22 mars 1954 à Paris, est un avocat français qui a défendu plusieurs personnalités impliquées dans des affaires politico-financières des années 1990.

Sommaire

Biographie

Me Szpiner est avocat depuis 1975, ancien secrétaire de la conférence du stage, ancien membre du Conseil de l'Ordre (1995-1997).

Il a été directeur du cabinet du président de la Polynésie française entre 1990 et 1991. Membre et de 2002 à 2008 vice-président, de la Commission nationale consultative des droits de l'homme auprès du Premier ministre.

Dossiers

Il a plaidé pour Pierre de Varga dans l'affaire de Broglie, pour les ravisseurs du baron Empain, et du banquier Mallet. Il a défendu devant la cour d'assises de Bangui l'ancien empereur Bokassa, condamné à mort. Il a été l'avocat de l'ancien premier ministre Alain Juppé, du président du CSA Dominique Baudis et de l'ancien ministre socialiste de la coopération Christian Nucci, du président de la Polynésie française Gaston Flosse et du président de la République Jacques Chirac, dont il a été un proche conseiller.

Francis Szpiner est l'avocat de SOS Attentats et a connu à ce titre l'affaire du DC 10 d'UTA[1], les affaires Carlos, Action directe, et des familles des religieuses françaises disparues en Argentine. Il était l'avocat dans les années 1990 de Madame Claude, du fondateur du GIGN Christian Prouteau dans l'affaire des écoutes de l'Élysée, de la République de Djibouti dans l'affaire Borrel et de Michel Tabachnik dans le procès de l'OTS (Ordre du Temple solaire).

Pendant les années 1995-2002, il participe à l'activité de la cellule juridique de l'Elysée (surnommée le « cabinet noir ») réunie autour de Dominique de Villepin, secrétaire général de la Présidence de la République, chargée de suivre les affaires politico-financières en cours[2]. Selon les dires des intéressés, cette cellule aurait fortement conseillé à Michel Roussin et Didier Schuller de fuir la France avant leur arrestation[3],[4].

Aux élections législatives de 2002, il se présente sans succès contre Arnaud Montebourg dans la sixième circonscription de Saône-et-Loire. Dans le livre Les frères invisibles, les journalistes Renaud Lecadre et Ghislaine Ottenheimer affirment que Szpiner fut l'un des principaux associés maçonniques de Jacques Chirac qui l'a promu en 2005 Officier de la légion d'honneur.

Il est l'avocat de France 2 et de Charles Enderlin dans le procès intenté par eux contre Philippe Karsenty dans l'affaire Mohammed al-Dourah[5], l'avocat de la famille de Sohane dans l'affaire Sohane Benziane, et fut l'avocat de la Mosquée de Paris et de Dalil Boubakeur dans l'affaire des caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo.

Il représente la partie civile dans l'affaire Ilan Halimi et après le verdict en première instance, il aurait tenu des propos vifs à l'encontre de l'avocat général et des avocats des accusés[6],[7], à la suite de quoi le parquet a demandé au bâtonnier de bien vouloir diligenter une enquête, le bâtonnier répondant qu'il en avait ordonné une spontanément avant même que la demande soit formée. Szpiner a été relaxé par le conseil de l'Ordre, relaxe confirmée par la Cour d Appel de Paris[8].

Il défend également son confrère Karim Achoui qu il a fait acquitté dans l'affaire Ferrarra. Il défend les sœurs de Suzanne Viguier dans l'affaire Suzanne Viguier. Il fut l'avocat du comédien Roland Giraud et de son épouse dans l'affaire de la disparition de leur fille (affaire Treiber)) et le chanteur Pierre Perret contre le Nouvel Observateur. Me Szpiner représente les parties civiles dans le Procès en appel des hormones de croissance.

En 2011, on le retrouve du côté du Président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, aux côtés de son collègue Olivier Pardo, et face au Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire). La Guinée équatoriale a porté plainte contre le CCFD pour diffamation, cette dernière ayant publié un rapport dans lequel la Guinée équatoriale était qualifiée de « autoritaire »[9].

Autres activités

Il est maître de conférences à Sciences Po et professeur à l'École des hautes études internationales. Il a publié plusieurs livres dont Une affaire de femmes adapté au cinéma sous le même titre par Claude Chabrol.

Bibliographie

  • Une affaire de femmes, Balland, 1986, reedité en 1988 
  • Mat d'échec, Balland, 1990 
  • Fantôme de papier, La Table Ronde , roman
  • L'affaire Ilan Halimi, Paris, Éditions Denoël, coll. « Impacts », 2009 (ISBN 978-2207261743) 

Distinctions honorifiques

  • Officier de la Légion d'Honneur, le 29 septembre 2005
  • Commandeur de la Légion d'Honneur, le 22 avril 2011[10]

Références

  1. DC 10 de la Compagnie UTA (vol UT 772) au-dessus du Désert du Ténéré (Tchad), SOS Attentats, 19 Septembre 1989
  2. « Dominique de Villepin dirige le groupe qui élabore la défense du chef de l'État face aux juges », Le Monde, 5 avril 2001
  3. « De nouveau mis en examen, Didier Schuller a affirmé aux juges que son ancien conseil, Me Szpiner, a organisé sa fuite aux Bahamas en 1995 », Le Monde, 6 juin 2003
  4. « M. Roussin relate un épisode compromettant pour M. de Villepin », Le Monde, 4 mai 2006
  5. « Procès Al Doura - Enderlin - France 2. Communiqué de Media-Ratings », sur le site de l'Union des patrons et professionnels juifs de France, 10 mars 2008
  6. « Procès Fofana : le parquet général demande une enquête sur Me Szpiner », Le Monde, 27 juillet 2009
  7. Gang des barbares : Me Szpiner se lâche sur Bilger et les avocats, Rue89, 28 juillet 2009
  8. Relaxe confirmée pour Me Szpiner, Europe 1, 24 mars 2011
  9. Bastin Chicha et Marion Quillard, Le CCFD poursuivi pour diffamation à l’encontre du président de la Guinée équatoriale, La Croix, 26 juin 2011
  10. JO Légion d'Honneur

Voir aussi


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