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Roselyne Bachelot

- Wikipedia, 27/01/2012

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Roselyne Bachelot-Narquin
Roselyne Bachelot - Narquin.jpg
Roselyne Bachelot-Narquin, en septembre 2009.

Fonctions
Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale
Actuellement en fonction
Depuis le 14 novembre 2010
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Éric Woerth
Ministre de la Santé et des Sports
18 mai 200713 novembre 2010
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I
François Fillon II
Prédécesseur Philippe Bas (Santé)
Jean-François Lamour (Sports)
Successeur Xavier Bertrand (Santé)
Chantal Jouanno (Sports)
Ministre de l'Écologie
et du Développement durable
6 mai 200231 mars 2004
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin I
Jean-Pierre Raffarin II
Prédécesseur Yves Cochet
Successeur Serge Lepeltier
Députée de la 1re circonscription
de Maine-et-Loire
13 juin 19887 juin 2002
Prédécesseur Jean Narquin
Successeur René Bouin
Biographie
Nom de naissance Roselyne Cora Marcelle Narquin[1]
Date de naissance 24 décembre 1946 (1946-12-24) (65 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Nevers, Nièvre
Nationalité Française
Parti politique RPR, UMP
Diplômé de Université d'Angers
Profession Docteur en pharmacie

Roselyne Bachelot-Narquin[n 1], née Narquin le 24 décembre 1946 à Nevers (Nièvre), est une femme politique française.

Docteur en pharmacie de formation[2], Roselyne Bachelot est ministre de l'Écologie et du Développement durable (2002-2004), dans les gouvernements Raffarin I et II sous la présidence de Jacques Chirac.

Ministre de la Santé des gouvernements Fillon I et II (de mai 2007 à novembre 2010) sous la présidence de Nicolas Sarkozy, elle est nommée ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, le 14 novembre 2010, dans le gouvernement François Fillon III.

Sommaire

Biographie

Vie familiale

Roselyne Narquin est la fille de Jean Narquin, résistant et député gaulliste, et d'Yvette Le Dû, originaire de Gourin, tous deux chirurgiens dentistes.

Elle est la mère d'un enfant, Pierre, né en 1970 de son mariage avec Jacques Bachelot en 1968[3]. Celui-ci est l'assistant parlementaire de sa mère de 1992 à 2002, puis conseiller parlementaire lorsqu'elle occupe le poste de ministre de l'Écologie, de 2002 à 2004, puis de ministre de la Santé, à partir de 2007, avant d'être nommé chargé de mission auprès de la direction générale de l'INPES[4].

Carrière de pharmacienne

Après avoir interrompu ses études de pharmacie commencées à l'université d'Angers, Roselyne Bachelot obtient son doctorat en pharmacie en 1988 dans cette même université[5].

Déléguée médicale au sein du laboratoire ICI Pharma de 1969 à 1976[6], elle est propriétaire d'une pharmacie à Angers de 1984 à 1991[7] et est en parallèle chargée des relations publiques chez Soguipharm de 1984 à 1989[8],[9].

Elle siège au conseil d'administration du CHU d'Angers de 1986 à 2004, au titre du conseil.

Débuts politiques

Initiée à la politique par son père, conseiller municipal d'Angers et député gaulliste de Maine-et-Loire, Jean Narquin, Roselyne Bachelot milite au sein du RPR.

Conseillère générale de mars 1982 à juin 1988, et conseillère régionale des Pays de la Loire en 1986, elle reprend en 1988, le siège de son père à l'Assemblée nationale.

Elle devient alors secrétaire générale adjointe du RPR de 1989 à 1992.

Réélue députée en 1993, 1997 et 2002, elle participe à la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Elle consacre ses travaux parlementaires aux questions de santé, de protection sociale, d'exclusion, de santé au travail, de bioéthique et de handicap. Pendant cette période, elle est régulièrement désignée pour être rapporteur ou orateur sur des textes sanitaires et sociaux majeurs. Elle s'intéresse également au Moyen-Orient : elle est présidente du groupe d'amitiés France-Irak, vice-présidente du groupe d'amitiés France-Syrie, vice-présidente de l'association parlementaire Euro-Arabe et vice-présidente du groupe d'études sur les territoires palestiniens.

En 1991, elle s'oppose aux consignes du RPR et décide de voter la Loi Évin (sur le tabagisme et l'alcool).

Militante dans les associations de lutte contre le Sida et féministe, elle défend le droit à la contraception et l'avortement, ce qui lui vaut d'être portée à la tête de l'Observatoire sur la parité entre les hommes et les femmes, de 1995 à 1998. sur cette même période, elle est également présidente du Conseil national des personnes handicapées. Elle siège au Comité d'honneur de l'Association des paralysés de France.

Favorable au mariage des homosexuels et à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels, son plaidoyer (rédigé avec l'aide de Philippe Séguin) en novembre 1998 à l'Assemblée en faveur du PACS, contre les membres de son groupe, lui assure une notoriété.

Ministre de l'Écologie et du Développement durable

Elle est nommée ministre de l'Environnement, de l'Écologie et du Développement durable dans le premier gouvernement Raffarin en mai 2002, reconduite le mois suivant dans le deuxième gouvernement Raffarin, cédant son siège parlementaire à René Bouin.

À cette fonction, elle dirige les travaux de la Charte de l'environnement. Son mandat de ministre est notamment marqué par l'adoption de la loi de prévention des risques technologiques et naturels du 31 juillet 2003 et du plan national de prévention des inondations. Elle est aussi à l'origine du premier Plan national Santé Environnement.

Cependant, son franc-parler, ses opinions politiques ainsi que sa vision très particulière de l'écologie vont parfois s'opposer aux vues des associations écologistes, en particulier. Ministre de l'Écologie au moment de la canicule de l'été 2003, elle devient la cible des Guignols de l'info et de nombre d'observateurs, politiques et civils, pour ses suggestions jugées très terre-à-terre. Elle dénonce : « On m'a présentée comme la ménagère de moins de 50 QI », mais change de registre en se faisant plus discrète.

En 2004, elle n'appartient pas au troisième gouvernement Raffarin annoncé le 31 mai 2004.

Étant demeurée vice-présidente du conseil régional des Pays de la Loire durant son ministère, elle redevient simple conseillère régionale après la victoire de la gauche aux régionales de mars 2004, et siège au Parlement européen de 2004 à 2007.

Ministre de la Santé et des Sports

Le 18 mai 2007, elle est nommée par le président Nicolas Sarkozy sur proposition du Premier ministre François Fillon comme ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. Réélue à l'Assemblée nationale en juin 2007, elle cède son siège de députée à Paul Jeanneteau.

Elle ajoute à ses attributions ministérielles la Vie associative entre le 18 mars 2008 et le 12 janvier 2009 avant d'être chargée à partir du 12 janvier 2009 de la Santé et des Sports.

Elle a pour mission la réforme des franchises médicales, du déficit de la Sécurité sociale (12 milliards €), du plan de lutte contre la maladie d'Alzheimer, de celui contre le cancer, de la réorganisation des soins palliatifs, de l'amélioration des conditions de travail à l'hôpital et du paiement des heures supplémentaires.

En 2008-2009, Roselyne Bachelot-Narquin défend la loi intitulée « Loi hôpital, patients, santé et territoire » (loi HPST), parue au Journal officiel le 22 juillet 2009[10]. Cette loi reprend les propositions contenues dans le rapport Larcher remis en avril 2008, qui entérine entre autres la généralisation de la tarification à l'activité (T2A). La loi HPST modifie la gouvernance des établissements publics de santé, crée les agences régionales de santé, et s'accompagne d'une réorganisation de la carte hospitalière[11].

En 2009-2010, Roselyne Bachelot-Narquin se retrouve au centre d'une importante controverse au sujet de la commande par le gouvernement français de 95 millions doses de vaccin pour lutter contre la grippe A et du coût global de la campagne de vaccination mise en place par le gouvernement[12].

Elle a été désignée tête de liste du parti par les militants UMP pour les élections régionales de 2010 en Pays de la Loire obtenant 3 020 voix (participation : 34,29 %)[13]. Néanmoins, ne souhaitant pas quitter le ministère de la Santé, officiellement pour suivre le développement de la grippe A et mettre en œuvre la réforme hospitalière, elle renonce à conduire la liste[14], qui est reprise par Christophe Béchu.

Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale

Le 14 novembre 2010, Roselyne Bachelot-Narquin est nommée ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale dans le troisième gouvernement de François Fillon par le président Nicolas Sarkozy. Ce nouveau poste ministériel a été mis en place pour la loi sur la dépendance. Cependant, le président, soucieux de l'équilibre des finances publiques, annonce le report de ce projet[réf. nécessaire].

Synthèse des fonctions et mandats

Responsabilités au sein de partis politiques

  • 1989 - 1992 : secrétaire générale adjointe du RPR
  • 1992 - 1993 : déléguée générale à la condition féminine du RPR.
  • 1995 - 1997 : déléguée générale à l'emploi et à la lutte contre l'exclusion au RPR, membre du bureau politique
  • Secrétaire nationale du RPR, chargée de l'emploi (jusqu'en 1998)
  • 1999 - 2001 : déléguée générale du RPR, chargée de la présence du Mouvement dans la société
  • Membre du Conseil national du RPR.

Au sein du RPR, elle anime des groupes de travail sur la dépendance, le médicament, l'hôpital, la santé publique, la recherche et le handicap. En 1997, elle préside le groupe des membres RPR de la Commission des Affaires sociales et elle sera, au nom du groupe, l'orateur sur les textes importants de la mandature : réduction du temps de travail, emploi des jeunes et couverture maladie universelle.

Mandats électifs locaux

Conseil général
Conseil régional
Autres
  • 2003 - 2006 : présidente de la fédération de Maine-et-Loire

Mandats parlementaires

À l'Assemblée nationale

  • 1988 - 2002 ; 2007 : députée de la 1re circonscription de Maine-et-Loire, membre de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales.

Au Parlement européen

Postes ministériels

Ministre de l'Écologie et du Développement durable

Ministre de la Santé et des Sports

Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale

  • depuis le 14 novembre 2010 : Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale

Bibliographie

Notes et références

Notes
  1. La double dénomination, « Bachelot-Narquin », incluant son nom de femme mariée suivi de son nom personnel, est par exemple utilisée dans les décrets de nomination des membres du gouvernement, tandis que la dénomination unique « Bachelot » est habituellement utilisée dans les médias.
Références
  1. Who's Who In France (éd. 2006)
  2. http://www.ina.fr/politique/partis-politiques/video/RXC04039972/affaires-publiques-roselyne-bachelot-et-andre-thibault.fr.html
  3. Libération 01/12/1998
  4. « Pierre Bachelot nommé à l’Inpes », lefigaro.fr, 28 mai 2010
  5. Biographie de Roselyne BACHELOT-NARQUIN, Webeconomie.com, 13 décembre 2011
  6. Le vrai CV de Roselyne Bachelot, Fakir, 24 novembre 2009
  7. http://www.snmrhp.org/Data/ModuleGestionDeContenu/application/263.pdf
  8. http://www.trombinoscope.com/biographie-roselyne-bachelot-narquin-48717.html
  9. Roselyne Bachelot, fidèle et rebelle, de Maurice Grassin, 2000, Ed. Siloë
  10. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020879475&dateTexte=&categorieLien=id
  11. http://www.francesoir.fr/enquete/2008/06/16/reforme-la-nouvelle-carte-hospitaliere-divise-le-monde-medical.html
  12. « Roselyne Bachelot a passé au moins 12 ans au service de l'industrie pharmaceutique », 24 septembre 2009.
  13. « [1] », Les résultats aux primaires régionales.
  14. Interview de Claude Guéant : « Son retrait est acté en Pays de la Loire », Le Figaro.fr, 6 octobre 2009.

Annexe

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Liens externes


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