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Sylvie Noachovitch

- Wikipedia, 9/11/2011

Sylvie Noachovitch, née le 14 mars 1964 à Montmorency, Val-d'Oise, est une avocate et chroniqueuse de télévision française. Elle a également été candidate pour l'UMP avant de renoncer à faire carrière en politique.

Sommaire

Carrière juridique

En 1986, elle obtient une maîtrise en droit des affaires, mention carrières judiciaires et, en 1988, un DEA en droit des affaires. Le 23 janvier 1989, elle prête serment et devient avocate, après avoir préparé le CAPA à l'IEJ de l'Université Paris II-Assas et suivi les cours de formation d’élève avocat au CFRPA de Paris.

En 1990, Sylvie Noachovich crée son cabinet à Enghien les Bains. En 1997, elle crée un second cabinet à Paris XVI.

Elle a plaidé dans des affaires médiatisées :

  • En 1994, elle représente, en qualité de partie civile, les enfants et petits enfants de Shapour Bakhtiar, ancien ministre du shah d'Iran, assassiné à son domicile le 7 août 1991.
  • En 1996, elle représente Raphaël Maillant, condamné en 1997 à 17 ans de réclusion pour le meurtre de son ex-petite amie, Valérie Bechtel, et qui a toujours nié avoir commis ce crime. Sylvie Noachovitch assiste Raphaël Maillant dans sa demande de révision rejetée. Cette affaire a fait l'objet d'un documentaire intitulé Ils ont dit coupable..., réalisé par Philippe Pichon et diffusé sur France 2 le 26 octobre 2006. En octobre 2011, suite au meurtre de Charlène Bello en juillet 2011 dont l'auteur présumé est Yann Bello, ancien ami de Raphaël Maillant, elle dépose une nouvelle requête en révision du procès[1].
  • En 1997, elle assure la défense des intérêts de l'ancien directeur de cabinet d'Alain Carignon dans l'affaire Dauphiné News.
  • En 2002, elle assure la défense en appel de Florent Brissot, condamné initialement à 10 ans de prison en 2001 et finalement acquitté en 2002.
  • Depuis 2008, elle représente les intérêts d'Omar Raddad qui demande la révision de son procès (voir l'affaire Omar Raddad).

Carrière médiatique

Sylvie Noachovitch est connue pour ses participations à l'émission Sans aucun doute sur TF1 de septembre 2003 à mars 2007 et à l'émission Ca peut vous arriver sur RTL, en tant qu'avocate et chroniqueuse. Elle a participé régulièrement aux émissions de TF1 Les Sept Péchés capitaux et Le Quiz, toutes deux animées par Julien Courbet.

Elle est intervenue également dans les programmes et émissions de télévision suivants :

03/01/1999 : Reportage diffusé sur France 3, intitulé Femme de robe, réalisé par Emmanuelle Machtou et présentant divers aspects de la vie professionnelle de Maître Noachovitch.

20 et 27/02/1999 : Vérité oblige sur France 3, à propos du droit des grands-parents.

28/04/1999 : Le Droit de savoir, présentée par Charles Villeneuve sur TF1, à propos des erreurs judiciaires.

14/09/2000 : C'est au programme, présentée par Sophie Davant sur France 2, à propos des escroqueries commises par les magnétiseurs.

19/09/2000 : Les Documents du dimanche sur France 2, à propos des disparitions de personnes.

03/10/2001 : Ça se discute, présentée par Jean-Luc Delarue sur France 2, sur le thème des erreurs judiciaires.

26/11/2001 : Confessions intimes, présentée par Géraldine Carré sur TF1, où Maître Noachovitch explique le cas d'une de ses clientes pour laquelle elle a obtenu la suspension de l'exécution d'une peine privative de liberté dans l'attente de l'instruction de la grâce présidentielle et de la décision rendue par la commission de révision près la cour de cassation.

22/04/2002 : Ça peut vous arriver sur TF1, sur le thème du Surendettement.

10/10/2002 : Ça peut vous arriver sur TF1, sur le thème de la Manipulation mentale.

Carrière politique

Sylvie Noachovitch était conseillère municipale de la commune d'Enghien-les-Bains pour le mandat 2001-2008.

En 2002, elle se porte candidate UDF à l'élection législative dans la septième circonscription du Val-d'Oise (Montmorency). Au premier tour, elle arrive quatrième avec 7,27 %[2].

En juin 2007, elle est candidate UMP à l'élection législative dans la huitième circonscription du Val-d'Oise. Face à son principal rival, le candidat sortant, Dominique Strauss-Kahn, elle crée la surprise en arrivant en tête avec 37,37 % au soir du premier tour[3], mais est battue au second, avec 44,53 % des voix. Lors de la campagne d'entre-deux-tours, elle aurait été agressée sur le marché de Sarcelles[4], deux jours après les révélations du Canard enchaîné du 13 juin 2007 sur des propos racistes : « Moi, mon mari peut dormir tranquille. Dans ma circonscription, il n'y a que des Noirs et des Arabes. L'idée de coucher avec l'un d'entre eux me répugne »[5] qu'elle aurait tenus lors d'une réunion privée. Elle porte plainte contre le journaliste Nicolas Poincaré qui avait confirmé la tenue de ces propos. Déboutée le 30 mai 2008[6], elle fait appel[7]. En septembre 2009, Nicolas Poincaré est condamné à lui verser 1 € de dédommagement et à lui rembourser ses frais d'avocat, soit 1000 €, car, selon la Cour d'appel de Paris, il aurait dû faire preuve d'« une plus grande prudence » dans son expression[8]. Le 19 février 2010, elle se désiste avant la tenue du procès pour diffamation qu'elle avait intenté au Canard enchaîné, audience au cours de laquelle cinq témoins devaient venir déposer devant le tribunal pour confirmer la véracité des propos cités par l'hebdomadaire[9]. Suite à son désistement, Le Canard enchaîné la poursuit en dommages et intérêts pour procédure abusive. En avril 2010, la 17e chambre correctionnelle de Paris a débouté le journal en estimant que, compte tenu de la polémique que les propos allégués ont suscitée, il ne saurait être reproché à Sylvie Noachovitch d'avoir voulu se défendre judiciairement et qu'il ne peut lui être reproché de s'être désistée avec légèreté étant donné que la Cour d'appel est entrée en voie de condamnation contre celui qui avait rapporté les propos litigieux. Le Canard Enchaîné n'a pas fait appel de cette décision.

Suite à la démission de Dominique Strauss-Kahn, parti diriger le FMI, une élection législative partielle est organisée en décembre 2007 dans la dans la 8e circonscription du Val d'Oise. Cette élection arrive après les émeutes fin novembre de Villiers-le-Bel, l'une des trois communes (avec Sarcelles et Garges-les-Gonesse) composant la circonscription électorale. Sylvie Noachovitch est à nouveau investie par l'UMP. Elle est également battue au second tour le 16 décembre par François Pupponi, maire socialiste de Sarcelles, avec 45,66 % des voix, dans une élection marquée par une très forte abstention (74 % et 69 %)[10].

Lors de l'élection municipale de 2008, elle conduit une liste UMP à Villiers-le-Bel, qui est battue dès le premier tour par la liste du maire sortant, Didier Vaillant (PS). Elle obtient 38,48 % des suffrages exprimés, alors que la liste d'union de la gauche en obtient 61,32 %[11]. À l'issue de cette campagne, siégeant comme conseillère municipale d'opposition pour le mandat 2008-2014, elle déclare renoncer à d'autres batailles électorales[7].

Notes et références

  1. Raphaël Maillant sur M6
  2. interieur.gouv.fr
  3. Ministère de l'Intérieur
  4. Sylvie Noachovitch, rivale UMP de Strauss-Kahn, agressée sur le marché de Sarcelles, NouvelObs.com, 15 juin 2007
  5. Dans sa une du 13 juin 2007, l'hebdomadaire rapporte que, lors d'un délibéré du jury littéraire du prix Monte-Cristo, elle aurait déclaré : « Moi, mon mari peut dormir tranquille. Dans ma circonscription, il n'y a que des Noirs et des Arabes. L'idée de coucher avec l'un d'entre eux me répugne ». Propos confirmés au micro d'RTL par le journaliste Nicolas Poincaré avec cette précision : elle aurait employé le verbe « répulse » et non « répugne ».
  6. Sylvie Noachovitch déboutée face à Nicolas Poincaré, Nouvel Observateur, 30 mai 2008.
  7. a et b Marie Poussel, « Sylvie Noachovitch : la désillusion », Le Parisien, 20 août 2008
  8. JUSTICE : Nicolas Poincaré devra verser un euro symbolique à Noachovitch sur http://tempsreel.nouvelobs.com/, 25 septembre 2009
  9. « United Color of Sarcelles (suite et fin) », Le Canard enchaîné, 24 février 2010, p. 8.
  10. Pupponi (PS), élu député à la place de DSK dans le Val-d'Oise, AFP, 16 décembre 2007.
  11. Source : Cahier élections municipales publié par le Monde, édition datée du 11 mars 2008.

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