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Michel Crépeau

- Wikipedia, 9/01/2012

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Michel Crépeau

Parlementaire français
Date de naissance 30 octobre 1930
Date de décès 30 mars 1999
Mandat Député (1973-1993 / 1997-1999)
Début du mandat 11 mars 1973
Circonscription Première circonscription de la Charente-Maritime
Groupe parlementaire App. socialiste puis Radical-citoyen-vert
Ve République

Michel Édouard Jean Crépeau est un avocat et homme politique français, né le 30 octobre 1930 à Fontenay-le-Comte (Vendée) et mort le 30 mars 1999 à Paris[1].

Sommaire

Biographie

Michel Crépeau est le fils d’Édouard Crépeau, instituteur puis inspecteur à l'éducation nationale, et de Marcelle Pastureau[1]. Son père était un républicain tandis que sa mère était de tradition monarchiste[1].

Études

Michel Crépeau suit une scolarité au lycée Pierre-Loti de Rochefort puis s'inscrit à la Faculté de droit de Bordeaux, dont il ressort diplômé. En 1955, il est avocat au Barreau de La Rochelle.

Carrière politique

Il fait ses premiers pas dans la politique en 1958. En 1967, il est élu conseiller général dans le canton de La Rochelle-Ouest. En 1968, il rate de justesse le siège de député, face à André Salardaine, et se décide à former une équipe électorale.

En mars 1971, il remporte les élections municipales et est élu maire de La Rochelle, fonction qu'il occupera jusqu'à sa mort. Il prend alors de nombreuses initiatives dans les domaines de l'environnement, de l'urbanisme et de la culture. Il bloque les constructions sur le littoral, étend les espaces verts, met en place un service de recyclage des déchets en 1973, inaugure le premier secteur piétonnier de France en 1975, et un libre-service gratuit de 400 vélos jaunes en 1976 (soit près de trente ans avant les fameux vélibs de Paris.

En 1972, il participe à la création du Mouvement des radicaux de gauche (MRG), suite à la scission du Parti radical. Il en est le président entre 1978 et 1981, et le candidat à l’élection présidentielle de 1981, où il obtient 642 847 voix, soit 2,21 % des suffrages exprimés.

En 1981 il est ministre de l'Environnement dans le gouvernement de Pierre Mauroy ; en 1983, il est nommé Ministre du commerce et de l'artisanat et son portefeuille est étendu au tourisme dans le gouvernement de Laurent Fabius en 1984. Il contribue en 1982 au vote de la France pour la Charte mondiale de la nature à l'Assemblée générale des Nations-Unies, texte ambitieux qui préfigure les sommets de la Terre de 1992 et 2002. En 1985, il fait voter par le parlement la loi créant l'EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), texte préparé par Jacques Graindorge, directeur de l'artisanat de son ministère, avec qui il crée les chambres régionales des métiers et de l'artisanat et la Fondexpa, et il ouvre l'apprentissage aux niveaux de formation supérieure.

En 1984, il assiste la création du festival des Francofolies.

En janvier 1986, il succède à Robert Badinter, nommé président du Conseil constitutionnel, au poste de garde des sceaux, avec cette déclaration : « on ne remplace pas Robert Badinter, on lui succède[réf. nécessaire] ». Il n'y restera toutefois qu'un peu moins d'un mois, et aura ce mot : « J'ai été avocat pendant 28 ans et Garde des Sceaux pendant 28 jours. Si je suis le seul ministre de la Justice à ne pas avoir commis d'erreur, c'est parce que je n'ai pas eu le temps ».

En 1992, il pose la première pierre de l'Université de La Rochelle aux côtés de François Mitterrand et Helmut Kohl, à l'occasion du sommet de La Rochelle. Plus tard, il lance la construction du Technoforum, du Palais des congrès, et déménage le port de pêche à Chef de Baie. En 1995, il met en place un réseau de location de voitures électriques.

Il est élu député de Charente-Maritime en juin 1997[réf. nécessaire] et devient président du groupe parlementaire Radical-citoyen-vert (RCV). Il a pour assistant parlementaire Jean-Vincent Placé, aujourd'hui secrétaire national adjoint des Verts.

Le 23 mars 1999, il est victime d'un arrêt cardiaque en pleine séance parlementaire des questions au Gouvernement, peu après avoir posé une question à Dominique Strauss-Kahn qui était en train de lui répondre[2]. Philippe Douste-Blazy, cardiologue de profession et présent en séance, le réanime. Il décèdera quelques jours plus tard à l'hôpital. Il avait 68 ans.

Maxime Bono va alors donner à la nouvelle médiathèque le nom de son illustre prédécesseur.

Collaborateurs ministériels de Michel Crépeau

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  • Jean-Daniel Tordjman, directeur de cabinet
  • Catherine Barbaroux, directrice de cabinet
  • Christophe Guillemin, conseiller technique
  • Catherine Guitton, chef de cabinet
  • Jacques Graindorge, directeur de l'artisanat
  • Jacques Bonacossa, directeur du commerce intérieur[3][réf. insuffisante]

Mandats et fonctions politiques

Fonctions ministérielles

Mandats politiques nationaux

Mandats politiques locaux

Hommage à Michel Crépeau à l'entrée du vieux port de La Rochelle « J'accepte de disparaître en tant qu'individu dès lors qu'il me sera permis d'éprouver au jour de ma mort le sentiment d'avoir accompli ma part d'humanité. C'est à travers elle que je survivrai. » Michel Crépeau, 1979

Ouvrages de Michel Crépeau

  • 1981 : L'avenir en face, 1981
  • 2000 : Les chemins ardus du bonheur (Rupella), 2000 (à titre posthume)

Notes

  1. a, b et c Michel Crépeau sur le site de l'Assemblée nationale
  2. Session ordinaire de 1998-1999 - 76e jour de séance, 196e séance - 2e SÉANCE DU MARDI 23 MARS 1999 sur le site de l'Assemblée nationale
  3. Cf. Journal Officiel, de 1981 à 1986.

Voir aussi

Liens externes

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