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Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire

- Wikipedia, 19/01/2012

Logotype de l'IRSN

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) est un établissement public à caractère industriel et commercial français (EPIC) fonctionnant sous la tutelle conjointe des ministres chargés de la Défense, de l'Environnement, de l'Industrie, de la Recherche et de la Santé et du Travail.
En lien avec l'ASN, et notamment sur la base de documents produits par EDF ou diverses autorités de sûreté, l'IRSN assume notamment un rôle d'expertise et d'interface entre les autorités, le public et l'industrie nucléaire civile, y compris à propos des conséquences radiologiques d'incidents ou accidents potentiels[1].

En juillet 2007, L'Institut a obtenu la certification ISO 9001 de son système de management par la qualité pour l’ensemble de ses activités.

Le 2 février 2010, l'IRSN et l’autorité de sûreté nucléaire ont mis en ligne le site internet du réseau national de mesures de la radioactivité de l’environnement[2] afin de centraliser les informations sur la radioactivité de l’environnement en France et faciliter l’accès de tous les publics, professionnels ou non, aux résultats des mesures tout en renforçant l’harmonisation et la qualité des mesures effectuées par les laboratoires agrées.

Sommaire

Histoire

  • 2001 : L’IRSN est créé (Loi n° 2001-398 du 9 mai 2001, article 5).
  • 2002 : Son fonctionnement est précisé par un décret[3].
  • 2007 : Son fonctionnement est modifié par décret (du 7 avril 2007[4]), pour plus de transparence et meilleure prise en compte de la sécurité en matière nucléaire.
  • 2009, le bilan radiologique intègre la modernisation et de « redéploiement des dispositifs de surveillance » et inclut des focus territoriaux (3 constats radiologiques territoriaux, 2009 : Val de Loire, Sud-Ouest et Vallée du Rhône), qui seront un « référentiel actualisé des niveaux de radioactivité dans divers compartiments de l’environnement, en particulier dans les productions locales emblématiques du territoire concerné ou à forte valeur ajoutée. Chaque constat comporte plusieurs campagnes de prélèvements (de l’ordre de 100 à 200 prélèvements) et nécessite, selon la complexité du territoire concerné, de trois à quatre ans entre son démarrage et sa restitution finale »[5].

Fonction

L'IRSN est l'organisme expert public français en matière de recherche et d'expertise sur les risques nucléaires et radiologiques. Il couvre toutes les problématiques scientifiques et techniques associées[6].

L’IRSN réalise des recherches, des expertises et des travaux dans les domaines de la sûreté nucléaire, de la protection contre les rayonnements ionisants, du contrôle et de la protection des matières nucléaires, et de la protection contre les actes de malveillance.

Ses domaines d'activité sont multiples[6]:

Il concourt ainsi aux politiques publiques en matière de sûreté nucléaire et de protection de la santé et de l'environnement, au regard des rayonnements ionisants, mais aussi en matière de protection des matières nucléaires, de leurs installations et de leurs transports vis-à-vis du risque de malveillance[6].

En tant qu'organisme public d'expertise en sûreté et en radioprotection, l'IRSN a pour rôle d'évaluer les dossiers fournis par les exploitants et de rendre un avis aux différentes autorités concernées. En plus des avis, l'Institut analyse également, par le biais du retour d'expérience, le fonctionnement des installations, qu'il garde en mémoire via un chargé de site dédié. En cas d'accident, l'IRSN évalue le risque en fonction des scénarios possibles d'évolution de la crise et propose des mesures pour la protection des populations et de l'environnement vis-à-vis des rayonnements ionisants[6].

L'IRSN se refuse par contre à fournir les estimations des quantités d'iode 131 qui se sont déposées dans l'environnement français à la suite de l'accident de Tchernobyl. Ces données, réclamées par le directeur de recherche de l'INSERM de Villejuif, Florent de Valthaire, sont destinées à conduire une étude sur les cancers de la thyroïde [7].

Organisation

Présentation

L’IRSN rassemble près de 1 750 salariés[6] issus de l’Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN) et de l’Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI), parmi lesquels de nombreux spécialistes, ingénieurs, chercheurs, médecins, agronomes, vétérinaires et techniciens, experts compétents en sûreté nucléaire et en radioprotection ainsi que dans le domaine du contrôle des matières nucléaires sensibles.

Ces personnels sont implantés sur douze sites en France et en Polynésie, dont les trois principaux en taille sont à Fontenay-aux-Roses, au Vésinet et à Cadarache[6].

Organisation interne

Depuis janvier 2012[8], l'IRSN est divisée en : une direction générale, 3 pôles et 6 directions fonctionnelles.
Les 3 pôles sont :

  • Défense, sécurité et non prolifération
  • Sûreté des installations et systèmes nucléaires
  • Radioprotection, environnement, déchets et crise

Les 6 directions fonctionnelles sont :

  • Direction de la stratégie, du développement et des partenariats
  • Direction des affaires internationales
  • Direction de la communication
  • Direction des ressources humaines
  • Direction des affaires financières
  • Direction de la sécurité, du patrimoine et des systèmes d'information


Le directeur général est Jacques Repussard depuis 2003[9].

Administration

Les affaires de l'IRSN sont reglées par un Conseil d'Administration composé de 24 membres (10 représentants de l’État, 6 personnalités qualifiées et 8 élus par le personnel) présidé par Agnès Buzyn.

Programmes scientifiques et techniques

Quelques traits des programmes menés par l'IRSN :

  • Sureté des réacteurs à eau sous pression : EPR, sureté des réacteurs de 900 MW et multiples programmes de recherches.
  • Sureté des installations : expertise (ITER par exemple), stockage des déchets, démantèlement et recherches.
  • Radioécologie : effets des rayonnements, mesure de la radioactivité, recherches sur les séismes et sur le radon.
  • Radioprotection normale et accidentelle : dosimétrie, radiopathologie et épidémiologie.
  • Perception des risques : observatoire du risque.

Publications

L'IRSN publie notamment :

  • son rapport d'activité, annuel
  • des rapports d'expertise, des rapports présentés aux groupes permanents (dont Groupe permanent d'experts pour les réacteurs nucléaires (GPR) [10] , des avis aux autorités...
  • un Bilan de l'état radiologique de l'environnement français, dont celui de 2009[11] et 2008)
  • un magazine « Repère » (Février, Mai et Septembre 2009)[12]
  • Le baromètre IRSN

Notes et références

Notes

  1. Synthèse du rapport de l’IRSN sur les conséquences radiologiques des accidents, hors accidents avec fusion du cœur, susceptibles de survenir sur les réacteurs nucléaires à eau sous pression du parc en exploitation et sur EPR, IRSN, 25 juin 2009, consulté 2010/01/16
  2. Réseau national des mesures de la radioactivité de l'environnement, ASN et IRSN
  3. Décret n° 2002-254 du 22 février 2002
  4. Décret du 7 avril 2007, pris en application de la loi n° 2006-686 du 13 juin 2006, relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire
  5. A propos du Bilan IRSN 2009 de la surveillance radiologique de l’environnement en France : vers une évolution de la stratégie de surveillance, 2011/02/03
  6. a, b, c, d, e et f Audition du président de l'IRSN, Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire
  7. Paul Benkimoun et Hervé Morin, En France l'étude impossible sur l'impact des retombées de Tchernobyl, Le Monde du 6 avril 2011, p4.
  8. http://www.actu-environnement.com/ae/news/direction-generale-irsn-14674.php4
  9. Décret du 17 mars 2003 portant nomination du directeur général de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, publié dans le Journal officiel de la République française n°66 du 19 mars 2003.
  10. Page consacrée aux rapports pour le groupe permanent d’experts pour les réacteurs nucléaires consulté 2010 01 16
  11. "Bilan de l'état radiologique de l'environnement français en 2009 : Synthèse des résultats des réseaux de surveillance de l'IRSN", Rapport/étude IRSN ; Date de parution : 2009 , Éditeur : Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire; 230 pages
  12. En savoir plus sur le magazine Repère consulté 2010 01 16

Liens externes


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